Kalima Tunisie : libérez la parole
L’association mondiale des journaux (WAN), réunie actuellement à Cap Town, condamne fortement les pressions continues exercées à l’encontre du journal indépendant en ligne Kalima.
Depuis 2 semaines entre 30 et 60 policiers encerclent le siège de Kalima et empêchent les journalistes d’accéder à leur travail.
La WAN appelle les autorités tunisiennes à supprimer la censure, à mettre fin immédiatement à cette campagne de harcèlement contre Kalima, à laisser son équipe travailler librement et à lever les restrictions qui pèsent sur les journalistes et les publications. De plus la WAN appelle le gouvernement tunisien à prendre des mesures spécifiques pour se conformer aux lois et aux normes internationales en matière de liberté d’expression.
Après la “Note Blanche“, après “Je blogue pour le Maghreb“, à quand : “Je blogue pour libérer la parole “?.





Tunisie : quand «Kalima » n’a plus droit à la …parole. Mais, en fait, qui censure qui ????
La liberté d’opinion consiste en la liberté de pensée associée à la liberté d’expression : elle permet à chacun de penser et d’exprimer ses pensées sans censure préalable, mais non sans sanctions, si cette liberté porte préjudice à quelqu’un. Elle va de pair avec la liberté de la presse, qui est celle d’un propriétaire de journal de dire ce qu’il veut dans son journal.
Sauf que!!!!!
Le “cogito ergo sum”, qui signifie « je pense, donc je suis » en latin, et qui résume une position philosophique de Descartes, devrait être transformé, selon ceux-là même qui prétendent défendre, en Tunisie, la liberté d’opinion, et ,partant, la liberté d’expression, par un “je pense donc tu…suis” (du verbe suivre, vous l’auriez compris),ou ,mieux encore, ” je pense donc tu..hais”.
Pour peu que vous osiez être d’un avis contraire à ceux qui ont emprunté les voies de nos plus pures, de nos magnifiques traditions sociétales, celles qui autorisent toutes les dérives pour s’attaquer à “l’autre” en passant par l’outrage, l’offense, les plus basses insultes, la mauvaise foi manifeste, la plus fallacieuse argumentation, les plus mensongères critiques, les plus perfides allusions.
Les sites de ceux qui se targuent de ne vouloir que le bonheur du peuple (sauf qu’ils ne manquent pas de l’écorcher, au passage, des plus mesquins qualificatifs, des plus vils épithètes, rien que parce qu’il se refuse d’être leur chair à canon pour se soulever, se révolter, s’insurger contre le régime en place), ces sites, donc, sont les plus impitoyables censeurs de ceux qui ont le tort de na pas être du même avis qu’eux.
N’est-ce pas curieux, absurde, paradoxal, bizarre ???
J’en parle en connaissance de cause pour en avoir fait les frais, et de belle manière. Et pourtant mes opinions d’alors n’avaient aucune connotation d’une quelconque lèche, de serviles flatteries à l’endroit du “pouvoir” ou de M. Ben Ali. Loin s’en faut !
J’avais tout simplement suggéré aux “défenseurs des fables et des faux brimés “, de faire dans le sérieux et d’abandonner ce si peu crédible et tellement faux “M. Bac-3″ et tutti quanti.
Rien n’y fait !!!!!!
hamadi khammar