Ségolène Royal : Super Menteuse ?!

Certains lendemains de campagne laissent parfois un goût amer surtout dans le camp des perdants : militants, candidats défaits et électeurs déçus. Mais lorsque celui ou celle qui défendait la cause et le parti désavoue son programme, renie ce qu’il/elle a soutenu à plusieurs reprises… cela revient ? se réveiller avec une belle gueule de bois, voire avec le sentiment de s’être fait floué pour ne pas dire fourré !
 
On apprend donc jeudi que c’est à son corps défendant que Ségolène Royal avait intégré dans son pacte présidentiel 2 mesures du programme socialiste auxquelles elle n’a jamais véritablement souscrit, ce qui d’ailleurs «n’aurait été un secret pour personne» (dixit Mme Royal) : comble de l’injure pour ceux qui avaient la naïveté de croire dans ses discours.

A l’occasion de sa déclaration, on aura noté que Ségolène Royal ne s’est pas privée de tacler Laurent Fabius au passage car elle le désigne nommément comme le premier défenseur d’un SMIC à 1500 euros, idée qu’elle semble désormais juger saugrenue. Une autre manière de ne pas prendre sa propre part de responsabilité dans une défaite qu’elle n’a jamais reconnue. Quant à la généralisation des 35 heures, elle n’était pas une proposition plus crédible, et ce alors que la candidate avait soutenu que «bien des gens avaient alors trouvé davantage de temps pour s’occuper de leur famille!» (débat de l’entre deux tours)

Et pourtant qui se souvient encore que Madame Royal voulait incarner une nouvelle forme de politique afin d’enrayer la crise de représentativité qu’elle avait diagnostiquée et contre laquelle elle préconisait la démocratie participative qui devait servir de remède. Finalement, on s’aperçoit que la manipulation et l’hypocrisie sont aussi le fait de celle qui prétendait afficher la candeur et la blancheur du renouveau politique. Ségolène aurait-elle donc trahi ses promesses de campagne si elle avait été élue ?

Qui se souvient de cette femme qui se prétendait «libre», slogan, devenu gimmick de campagne ; malheur pour ses électeurs, ils découvrent qu’elle n’était finalement qu’une femme enchaînée, malgré elle, au dogme «archaïque» d’un parti qu’elle ambitionne cependant aujourd’hui de conquérir !

La preuve en images des contradictions «Royal (es)» :


Ségolène Royal critique son programme présidentiel
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