Ségolène Royal : discours de victimisation encore et toujours

Arrivée dans la capitale nationale, Ségolène Royal vient d’entamer une tournée québécoise qui devrait l’amener mercredi à Montréal. Il faut dire que la candidate socialiste à l’élection présidentielle était très attendue ici après la déclaration confuse qu’elle avait faite sur la souveraineté du Québec au mois de janvier dernier.

Mais à peine débarquée, c’est l’actualité de l’héxagone qui l’a rattrapée et les virulentes critiques qui lui sont adressées par Lionel Jospin, dans un livre à paraître prochainement. L’ancien Premier Ministre n’a pas hésité pas en effet à mettre en doute ses “qualités humaines” et ses “capacités politiques”.

A priori, on pourrait lui objecter qu’il n’est sans doute pas le mieux placé pour faire de telles critiques; lui, qui n’a pas su franchir le seuil du 1er tour des élections présidentielles en 2002. Mais de là , à qualifier ses propos de «sexisme» qui s’apparente au « racisme», cela confine au ridicule !

Voilà qui ferait plaisir à Sylviane Agacinsky, compagne de Lionel Jospin, fervente partisane de la parité en politique ! Comme elle, je considère que se réfugier de façon systématique dans un discours de victimisation conduit à revendiquer un « sexisme à l’envers»! Puisque Ségolène Royal est une femme, faudrait-il lui passer toutes ses bévues et la dédouaner de ces échecs dont les «autres », hostiles, méprisants et sexistes sont nécessairement responsables?

Pour se défendre contre cet «acharnement», Ségolène Royal a également donné dans le lyrisme mystique. Se comparant à Jeanne d’Arc, idole que tant de «vilains» socialistes voudraient voir monter au bûcher ou reprenant les paroles du Christ : «Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font»…Ce faisant, la «Madonne» condamnerait –elle, à moyen terme, les ambitions présidentielle de toute candidate femme ?

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