Quand un journal tunisien se porte à la défense de l’Imam Saïd Jaziri
Nous avons pris contact avec M. Saïd El-Jaziri qui a dit avoir fait l’objet, lors de son expulsion, «d’un traitement barbare et incompatible avec les règles les plus élémentaires des droits de l’homme», précisant qu’il avait été conduit jusqu’à l’aéroport dans une ambiance de terreur, avec des menaces verbales et implicites comme s’il devait «aller au couloir de la mort».
Menotté et enchaîné, il a été cloué à son siège à bord de l’avion pendant six heures, sans même avoir la possibilité de se rendre aux toilettes.
Ce n’est qu’après l’atterrissage de l’appareil, sur un aérodrome privé au Canada qu’il a pu satisfaire ses besoins, mais avec un surplus de chaînes. Les agents de la sûreté canadienne l’ont ensuite traîné vers l’avion et roué de coups, bien que sachant qu’il était en grève de la faim depuis huit jours. C’est dans un état de santé déplorable qu’il a débarqué ? l’aéroport international de Tunis-Carthage. «J’étais pratiquement à l’état de cadavre», a-t-il affirmé.
Concernant les conditions de son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, M. Saïd El-Jaziri a déclaré qu’il a été «traité en Tunisien dans son propre pays» et que les formalités d’entrée ont été effectuées normalement. Il a ajouté que son état de santé a retenu l’attention du médecin l’ayant ausculté à l’aéroport. Il a ensuite pris un taxi pour rentrer normalement au domicile familial.
M. Jaziri a tenu à souligner que les agents canadiens, qui avaient fait le voyage avec lui, ont confirmé ses propos et ne les ont pas démentis.
M. Jaziri a tenu à exprimer ses remerciements aux autorités tunisiennes pour les conditions et le traitement qui lui ont été réservés en tant que citoyen tunisien. «C’est là , a-t-il dit, une attitude qui est à notre honneur et sert de leçon de comportement civilisé et de respect des droits de l’homme».
Nul doute que ce cas suffit à dévoiler l’inanité des allégations dont certains se gargarisent. Aura dit vrai celui qui a dit «Ta maison est en verre, évite de lapider autrui». (Commentaire d’un journaliste).




