Portrait de la semaine: Borhane Bsaies, le talent au service de la fourberie
Borhane Bsaies, Journaliste chroniqueur au quotidien tunisien “Assabah”)
Pour le portail tunisien Babnet :
Très bon orateur et un communicateur doué, Borhane Bsaies se distingue par rapport à tous les autres laudateurs, thuriféraire… par sa supériorité intellectuelle, la perspicacité de ses analyses et surtout par sa capacité de tenir des propos fort convaincants. Là où tous les autres se contentent de reproduire un discours fait d’une langue de bois ennuyante, redondante et exaspérante à outrance, lui il est capable de paraître tenir un discours révoltant et révolté tout en usant, cependant, de la même langue que ces derniers (…)
Pour le site d’info satirique Backchich, cet enseignant en « éducation civique » est devenu le porte parole du palais de Carthage.
C’est lui qu’Al Jazeera invite, de plus en plus systématiquement, pour défendre les positions de Carthage. Bsaies, à qui même ses adversaires reconnaissent une certaine intelligence et un talent de tribun, défend le régime tunisien bec et ongles. Pourvu d’un incroyable culot et d’une bonne dose de mauvaise foi, il donne la réplique aux « vendus » (lire les opposants) et apporte la bonne parole du palais présidentiel.
Étonnamment pour le portail tunisien, ils ont apparemment plagié ce paragraphe et l’ont publié sans en saisir la subtilité et l’ironie!!!






Mais lâché lui la grappe le bon monsieur, il ne fait que gagner sa vie à coup de milliers de dinars par mois, rémunérations issues de ces différentes missions auprès de différents organismes, il ne fait aussi que circuler dans sa grosse berline fruit de son dur labeur au service de son bien faiteur, il ne fait que se défendre dans cette vie si difficile…
…le “talent”(wich one?) au service de la fourberie …et du mensonge!
Ce n’est qu’un sipmle lâche…. il ne mérite pas plus de mots et surtout du temps à lui conscarer pour en commenter les propos.
http://www.tunisnews.net/5decembre05.htm
Lettre ouverte à Borhane Bsaiess
Le petit Goebbels de Carthage
Nejib Baccouchi
Borhane
Il a fallu attendre que la tempête de 18 octobre se calme pour t’écrire, afin que tu puisses bien m’écouter. Cette lettre est un devoir de mémoire indispensable pour tous ceux qui t’ont fait aveuglement confiance. Quelques lignes de souvenirs et de dégoût à propos d’un compagnon de route amnésique.
Depuis quelques temps, tu squattes, avec d’autres apparatchiks et prébendiers, le champ médiatique et culturel tunisien. Mais, en temps de disette les charlatans sont très prisés. Ce phénomène est révélateur de la stérilité d’un système obligé “chiner” ses porte-voix dans « la brocante » des intellectuels en solde : les Mezri Haddad, les Ridha Mellouli, les Hsouna Mesbahi, les Afif Lakhdhar …etc.
A l’aise dans ton uniforme de fonctionnaire de la pensée, mercenaire des idées, tu n’a cessé, contre vents et marrées, de défendre un régime enfoncé dans la boue jusqu’au cou. Je me demande d’où tu as le courage de regarder ta face, que te renvoie la glace le matin, lorsque tu écris des sottises pareilles le soir.
Tu t’empêtres jour après jour dans tes mensonges télévisés. Tu as le culot de nier que la télévision, parfaitement aux ordres (TV7), a brutalement censurée le discours prononcé par le président suisse, Samuel Schmid !!! Et qu’il n’y avait pas un avion arborant les couleurs de deux pays ; Israël et la Tunisie à l’aéroport de Djerba avec a son bord une délégation israélienne!!! Et que ton maître n’était pas attablé avec Shalom autour d’un dîner présidentiel au palais de Carthage!!!
Tu fais de la surenchère sur le patriotisme et l’anti-impérialisme. A quoi sert cet orgueil révolutionnaire factice : celui qui a justifié l’invitation de criminel Sharon, puis la visite de Shalom, n’a pas le droit de reprocher aux autres la visite d’un diplomate occidental.
Sache aussi que la dignité et l’amour de la patrie se conditionnent mutuellement : il vaut mieux être apatride qu’appartenir à une patrie qui crucifie ses amoureux et glorifie ces prédateurs. Notre patrie n’est pas celle des tortionnaires, des opportunistes et des convertis de la onzième heure.
Borhane
Tu as éclaboussé toute une génération qui a vécue avec toi des moments très agréables dans le mouvement étudiant. Certes Tu as tourné ta veste mais tu ne peux pas tourner ta peau : je doute fort que tu puisses affronter le regard d’un des tes anciens « fans » du temps de notre folle jeunesse, si tu le croise dans la rue par hasard. L’orateur éloquent qui défendait les causes nobles sur « la place rouge » se métamorphose en propagandiste du fait du prince sur tous les plateaux télévisés. Le tribun qui, hier, a fait rêver ses camardes, avec ses belles paroles, s’insinue aujourd’hui dans leur cauchemar. L’adepte d’Antonio Gramsci et de Pierre Bourdieu se convertit en un Goebbels au petit pied. Mais les militants qui ont la mémoire longue devinaient depuis belle lurette ton côté Janus. Tu était en représentation pour prendre date afin d’accéder aux prébendes. En choisissant le camp des maîtres du jour, tu n’as pas perdu ta liberté mais tu as gagné ta servitude.
Borhane
Dans la grammaire politique, les pires fautes sont les fautes de temps. Tu persistes à défendre un régime d’un autre temps, traînard dans l’histoire, qui n’est aujourd’hui que la somme de ses bêtises.
C’est triste d’être monnayable; la dignité est beaucoup plus chère qu’une bouchée de pain, mais dans la façon de voir, se projette la façon d’être. Je te conseil de frotter bien tes yeux pour chasser ton aveuglement, afin, de ramasser soigneusement les bouts de dignité qui t’en restent.
N’oublie pas de mentionner cette lettre, dans ton curriculum vitae, en postulant à la prochaine promotion. Et bonne chance, sur la voie balisée par ton alter ego Samir Labidi.
Nejib Baccouchi
Paris le: 5/12/005
nejib.baccouchi@numericable.fr