Québec : arabe cherche emploi !!!
Le quotidien La Presse de Montréal vient de publier un dossier intéressant sur les obstacles que rencontrent les arabes du Québec pour décrocher un emploi. On apprends entre autres :
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Depuis le 11 septembre 2001, plus de 450 personnes ont fait comme lui, selon les chiffres que La Presse a obtenus en compilant les numéros hebdomadaires de la Gazette officielle du Québec.
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Le Directeur de l’état civil traite en moyenne 1200 demandes annuellement, toutes répertoriées dans sa publication gouvernementale. Au cours des dernières années, les noms à consonance arabe dépassent largement ceux d’autres groupes ethniques dans les pages de la Gazette la Gazette officielle du Québec.
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Frédéric Castel, spécialiste des religions de l’UQAM, a suivi le déroulement de notre enquête de très près. Outre la hausse rapide du nombre de demandes après le 11 septembre, le chercheur observe une augmentation de février à avril 2007. «Elle coïncide avec la crise des accommodements raisonnables)», remarque-t-il. Les demandes n’ont d’ailleurs jamais été aussi nombreuses en 2006 et 2007.
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Fait inusité mais révélateur de ce phénomène, le ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, a fait changer son nom. Syrien d’origine, il s’appelait autrefois Samer Hamad-Allah. Le ministre a toutefois refusé de commenter la nature de cette modification. «Tout ce que je peux vous dire, c’est que Sam Hamad est le nom qui figure sur tous ses documents, a déclaré Claire Rémillard, attachée de presse du ministre. Pour le reste, c’est sa vie privée.»
Des chômeurs diplômés (cliquez ici) :
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Quelque 60 000 Arabes sont arrivés au cours de cette décennie. Mais 20 ans plus tard, le portrait est peu reluisant, particulièrement chez les musulmans. Dans cette communauté, le taux de chômage est trois fois plus élevé que la moyenne québécoise, selon les recherches du spécialiste des religions de l’UQAM, Frédéric Castel, qui s’appuie sur le recensement de 2001. Près de 25% des musulmans de 25 ? 44 ans sont chômeurs, comparativement ? 8% pour le reste de la population.
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Bien que difficilement quantifiable, la discrimination à l’embauche envers les musulmans est indéniable, selon Rachad Antonius, professeur de sociologie à l’UQAM. «L’actualité internationale a diabolisé tout ce qui est musulman, dit-il. Et plusieurs en paient le prix.»
L’islamologue de l’UQAM Jean-René Milot croit pour sa part que la communauté est victime de la réputation de la très faible minorité fondamentaliste. «Avec tout ce qu’il entend, l’employeur préfère ne prendre aucun risque», croit-il. -
Au problème de discrimination s’ajoute celui de la reconnaissance des diplômes. «La principale cause du chômage tient au fait qu’il est très difficile de faire reconnaître les diplômes étrangers au Québec», estime M. Castel.
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Une exclusion qui a son lot de conséquences, selon M. Milot. «D’une part, l’ensemble de la société québécoise se prive de compétences dont elle a besoin, dit-il. D’autre part, on laisse de côté un pan de la population. Le risque, c’est que ces gens finissent par former leur propre société. Et c’est là que ça devient problématique.»




