Archive for the 'Femme' Category

Voile islamique au Québec : l’expérience tunisienne

 

Le débat sur le foulard (voile) islamique fait rage au Québec. Paul Arcand, animateur de l’émission matinale numéro 1 à Montréal a eu une entrevue avec Khadija Cherif, ancienne présidente de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (Tunisie).

 

Entrevue fort intéressante sur le voile et les libertés, les raisons…

 

Cliquez ici pour écouter l’entrevue

Avortement : le cardinal Turcotte va-t-il relancer le débat au Canada ?

Farouchement opposé à l’avortement, le cardinal Jean-Claude Turcotte a décidé de protester contre la nomination du docteur Henry Morgentaler au sein de l’Ordre du Canada, en renonçant à sa propre distinction d’officier.

 

Ajoutant que le docteur Morgentaler était associé à un progrès social «très discutable», Mgr Turcotte a estimé qu’il lui fallait rompre le silence pour réaffirmer ses « convictions face au respect de la vie».

 

Pourtant, la nomination du Dr Morgentaler au sein de l’ordre du Canada date du 1erjuillet dernier. L’archevêque de Montréal aurait donc pu s’indigner bien plus tôt, à moins que le timing de ce coup d’éclat ne soit calculé. Son objectif n’est –il pas de remettre la question du droit à l’avortement à l’agenda politique en pleine période de campagne électorale?

 

Voilà pourtant un progrès social dont on aimerait être certain qu’il est acquis définitivement pour les femmes. Certes l’avortement est le plus souvent un échec de la contraception (hormis les cas d’interruption médicale de grossesse); et comme le dit le proverbe, il vaut mieux prévenir que guérir. Il serait donc souhaitable d’assurer une meilleure prise en charge contraceptive, pour ne pas arriver à cette extrémité que constitue l’acte non anodin d’avorter. Cela étant dit, le droit à l’avortement devrait toutefois être garanti.

 

Le droit à l’avortement n’est pas un choix de société, mais sa légalisation constitue un impératif dans la mesure où priver les femmes de cette liberté de choix, conduit à les condamner à mettre leur vie en péril en se faisant avorter illégalement dans des conditions exécrables. C’est surtout condamner les plus fragiles et les moins nanties à la clandestinité tandis que les autres  pourront toujours s’envoler pour l’étranger où elles connaîtront une meilleure prise en charge. Comme leurs grands-mères, les femmes d’aujourd’hui et de demain, trouveront toujours les moyens de mettre fin à ces grossesses qu’elles refusent.

 

L’État a le devoir moral de protéger ces femmes en leur permettant de trouver un cadre médical approprié qui les accompagnera dans cette épreuve (presque toujours) douloureuse.

 

Messieurs les religieux, on ne peut vous blâmer de vous faire les défenseurs des doctrines que vous servez. Mais votre mission n’est elle pas aussi de trouver un peu de compassion et de vous m’être à l’écoute de celles qui demandent juste à ne pas être de simples ventres reproducteurs au service de la nature et de l’homme. En toute logique, par respect de la gente féminine on ne peut donc pas simultanément refuser la contraception et dénier le droit à l’avortement.

Loi facilitant la polygamie: victoire des Iraniennes

 

Pour une fois, les Iraniennes peuvent crier victoire. Après des semaines de remue ménage contre une dégradation de leurs droits, elles viennent finalement d’obtenir l’annulation d’un projet de loi facilitant la polygamie. « C’était une loi rétrograde. Je ne peux que me réjouir qu’elle ne soit pas passée », se félicite Fariba Pajooh, une jeune journaliste iranienne, signataire d’une pétition qui s’opposait à cette réforme de l’actuel Code de la famille.


Objectif principal de cette loi, présentée au début de l’été par plusieurs députés conservateurs : légaliser la possibilité pour un homme de choisir une seconde épouse à l’insu de la première. Avec, comme seule condition posée au mari, « le besoin de prouver qu’il peut entretenir ses multiples épouses et les traiter de manière équitable » ! De quoi provoquer une onde de choc dans les milieux féministes.

 

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Feuilleton “Nour”: quand le romantisme turque mène aux divorces et aux suicides dans le monde arabe

 

 

Il paraitrait que le phénomène télévisuel du moment dans l’ensemble du monde arabe est une série turque, “Nour”, doublée en arabe et diffusée sur la chaine satellitaire MBC. Un feuilleton qu’on dit responsable de divorces et même de suicides.

 

Via Les Observateurs et Courrier International

 

Les anecdotes les plus incroyables courent sur la popularité de cette série. Des femmes quitteraient leur mari parce qu’ils ne sont pas aussi romantiques que les héros du feuilleton. Une femme aurait vendu son troupeau pour pouvoir le regarder tranquillement. Les convives déserteraient les mariages prévus à l’heure de sa diffusion. Une fatwa aurait même été lancée, en Arabie saoudite, contre les chaînes qui diffuseraient “Nour”.  Le mufti d’Alep [deuxième ville de Syrie] a édicté une fatwa interdisant aux hommes et aux femmes de faire leurs prières en portant un tee-shirt à l’effigie de “Nour” et de “Mohannad”, car il considère ce vêtement comme un élément de dépravation pour la jeunesse arabe. Il n’a pas précisé s’il était licite de le mettre en dehors des heures de la prière !

 

Pourquoi un tel succès ? Peut-être parce que cette série turque est un savant mélange d’amour “libre” à l’occidental et de valeurs arabes et musulmanes.

 

Et combien de petits Mohannad verront le jour dans les prochains mois dans le monde arabe?

 

 

Traduction de la caricature: Après la vache folle, la grippe aviaire, le nouveau fléau du siècle dans le monde arabe s’appelle “Nour”… 

Relations hommes-femmes : les Arabes ne s’aiment pas assez !

Dans un post précédent (ici), je faisais état de ces statistiques affligeantes révélant que plus de la moitié des femmes en Égypte se disent harcelées quotidiennement. La réaction du blogueur Islam-Ayeh m’a incité ? cette réponse que je publie finalement sous la forme d’un autre post.
Pour commencer, Islam-Ayeh récuse le lien que je faisais dans mon post précédent entre « la montée du sentiment religieux » et ces cas de harcèlements quotidiens devenus normalité dans les mœurs égyptiennes. Il m’accuse ainsi de faire un « amalgame » douteux : « musulman pratiquant implique[rait] frustré qui ne pense qu’aux harems! ».
Je me dois donc de préciser que je ne mets pas ici l’islam en accusation. C’est bien d’un “sentiment religieux”, dont j’ai fait mention car c’est “une certaine lecture de l’islam” empreinte de lourdeurs culturelles oppressantes pour les deux sexes qui sont ici en cause.
Ensuite, Islam-Ayeh considère que l’origine de ce phénomène est davantage d’ordre économique et social. Je crois alors pouvoir lui rétorquer que très justement, cette situation économique et sociale (pour reprendre ses mots), et (j’ajouterais) politique, constitue un terreau fertile pour le développement d’un sentiment religieux flirtant avec le fondamentalisme, en Égypte et ailleurs dans le monde arabe. Le dogme qui se répand insidieusement relègue le corps de la femme ? un bout de chair coupable invitant ? la tentation et asservit finalement l’homme ? ses plus basses pulsions (ici, ici, ici et l? ).
Je lui concède cependant que cette guerre des sexes, dont les femmes sont les vaincues évidentes et flagrantes, n’est probablement pas récente dans l’histoire du monde arabe. Comme je l’ai souvent exprimé, elle est certes le fruit d’héritages culturels, mais elle est surtout le résultat d’une tradition religieuse confisquée par les hommes ? leur profit, en vue de pérenniser la soumission du « sexe faible » ou plutôt devrais-je dire du « deuxième sexe ». Ce n’est pas l? l’apanage exclusif de la religion musulmane, puisqu’elle partage ce trait avec ses consœurs monothéistes chrétienne et juive.
Je constate néanmoins que le monde arabe a sans doute encore plus de mal ? se débarrasser de ses oripeaux machistes. Ma thèse personnelle rejoint assez parfaitement la 4ème de couverture du roman de Tahar Ben Jelloun (voir plus bas)* que j’ai lu récemment : le problème dans les relations hommes-femmes dans le monde arabe c’est notamment que « pour aimer l’autre, pour se donner, il faut s’aimer un peu soi-même ». Faudrait-il pour panser les plaies psychologiques des sociétés arabes, regonfler l’estime des hommes pour que les femmes retrouvent enfin la place qui leur est due : non celle de soumises, non celle de rivales, mais celle de partenaire et d’alter ego ?
* Le premier amour est toujours le dernier ; Tahar Ben Jelloun

” Dans mon pays, il y a quelque chose de brisé dans les relations entre l’homme et la femme. Au sein du couple, il n’y a point d’harmonie. L’amour est le reflet d’une grande violence. Il est trop souvent confondu avec la sexualité. Alors que la femme dit qu’il n’y a pas de sexualité sans amour, l’homme lui répond ; pas forcément.
Ce livre raconte le déséquilibre et les malentendus entre l’homme et la femme arabes. Les histoires qu’on y trouve ne parlent que d’amour, c’est-? -dire de solitude, de secret et d’incompréhension. Et puis ce besoin d’amour devient vite une recherche de soi, car pour aimer l’autre, pour donner, il faut s’aimer un peu soi-même. Ce n’est pas si simple, dans un pays où la tradition et la religion aident surtout l’homme ? s’asseoir sa petite puissance, alors même que rien ne peut s’y faire sans la femme.”

 

Chiffres de la semaine : la moitié des femmes égyptiennes harcelées quotidiennement

D’après une étude réalisée par le Centre égyptien pour les droits de la femme (ECWR) auprès de 2.020 personnes, hommes et femmes, dont 109 étrangères, dans le Grand Caire (ici) :

* Le harcèlement des femmes, égyptiennes et étrangères, est en hausse : 83% des Égyptiennes interrogées et 98% des étrangères ont dit avoir été confrontées au harcèlement.

* Parmi les Égyptiennes, 46.1% ont dit être harcelées quotidiennement, contre 52.3% des étrangères. Les femmes interrogées ont affirmé être harcelées en majorité dans la rue, mais aussi dans les transports en commun.

* 62% des hommes interrogés avaient reconnu avoir harcelé des femmes.

* Les femmes voilées, majoritaires en Égypte, sont elles aussi victimes du phénomène.

Ce qu’il est intéressant de remarquer c’est que d’après cette même étude, la majorité des femmes se sentent coupables du phénomène; cela explique sans doute pourquoi plus de la moitié des hommes reconnaissent si facilement harceler une femme. Tout porte à croire qu’en Égypte, la montée du sentiment religieux s’accompagne d’une frustration sexuelle accrue dont les femmes sont les victimes jusque dans l’espace public.

Et puisque les femmes voilées sont elles aussi touchées par ce phénomène, cela contredit la fameuse affiche : « Sortez voilées pour éviter que les hommes ne vous tournent autour comme des mouches » (voir ici).

Femmes: gare aux mouches (les hommes)!

 

Cette photo circule parmi les internautes égyptiens. Son message s’adresse aux femmes : « Sortez voilées pour éviter que les hommes ne vous tournent autour comme des mouches » (Source)
L’allégorie alimentaire n’est pas vraiment une nouveauté. Il y a quelques mois, un mufti, la plus haute autorité musulmane en Australie, avait déclaré aux sujets de femmes et de leurs tenues vestimentaires : « Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger… qui doit-on blâmer, les chats ou la viande? voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé ». (ici)
Il est sans doute plus flatteur d’être comparé à un bonbon sucré qu’à un vulgaire morceau de viande. Une lecture féministe au dixième degré nous consolera, en nous faisant constater que les hommes ont été rétrogradés du rang de « loups farouches » à celui de « mouches répugnantes ».
Toutefois, pour toutes celles qui ne se couvrent pas suffisamment, je leur suggère de se prémunir de toute attaque intempestive en s’armant d’un insecticide ou d’une bonne vieille tapette, très archaïque mais toujours efficace. En attendant, Mesdames, vous pouvez toujours vous entrainer ici.

Violence conjugale : pétition de la communauté musulmane de Québec

C’est un fait divers comme on en voit malheureusement tous les jours dans les médias. Cela se passe dans la ville de Québec (ici). Mohsen Mabrouki, 37 ans, d’origine tunisienne vient d’être condamné à une peine d’un an et demi de prison. Cet individu qui fait déjà l’objet d’une mesure de renvoi dans son pays, a été reconnu coupable de plusieurs mauvais traitements à l’égard de sa femme. Entre novembre 2004 et mai 2006, Mabrouki a giflé à plusieurs reprises sa femme, il l’a frappée avec une ceinture, il l’a agrippée par les cheveux pour la pousser au bas d’un escalier et, ensuite, il lui a asséné plusieurs coups de bâton. L’accusé a aussi placé un couteau sous la gorge de la jeune femme étudiante en médecine en lui disant qu’elle ne goûterait pas la mort, et il lui a asséné des coups de poing et de tête. L’homme a justifié ses gestes en expliquant que sa femme « refusait de l’écouter » !
Ce qui m’enrage et m’offusque ce n’est pas tant ce fait divers sordide (même si j’éprouve de la compassion pour la victime), que la pétition que la « communauté musulmane de Québec » a déposé en Cour. Celle-ci se voulait la preuve que Mabrouki y jouit d’une bonne réputation. Odieux, honteux, minable, révoltant, répugnant et infâme ! La soi-disante communauté musulmane de Québec a bien raté une occasion de se taire (pour une fois qu’elle l’ouvre!!) ! En cautionnant de tels comportements, en apportant son soutien à de sinistres personnages comme Mabrouki, elle donne une piteuse image et renforce les clichés dont souffrent trop souvent les musulmans et les arabes.

Journée de la Femme : la parfaite épouse !

A l’occasion du 8 mars, journée de la Femme, je partage avec vous cet extrait d’un manuel scolaire d’économie familiale domestique publié en 1960 au Québec. Je vous conseille, même si c’est un peu long, une lecure in extenso, car plus avance vers l’heure du coucher, meilleur c’est…On se demande parfois l’utilité d’une telle journée symbolique, mais finalement quand on lit cela, on se dit quel chemin parcouru depuis 2 générations ! Et il est bon de se rappeler que dans certaines contrées, il y en a encore qui souscrivent à ces précieux conseils donnés à la parfaite épouse, geisha ou esclave ?!
 
FAITES EN SORTE QUE LE DINER SOIT PRÊT. Préparez les choses à l’avance, le soir précédent s’il faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour du travail. C’est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu’ils rentrent à la maison et la perspective d’un repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d’un accueil.
 
SOYEZ PRÊTE. Prenez 15 minutes pour vous reposer afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie des gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée aura besoin d’être égayée et c,est un de vos devoirs de faire en sorte qu’elle le soit.
 
RANGEZ LE DÉSORDRE. Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc., et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.
 
PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L’ANNÉE. Il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d’avoir atteint un havre de repos et d’ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive, veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.
 
RÉDUISEZ LES BRUITS AU MINIMUM. Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d’encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.
 
ÉCOUTEZ-LE. Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n’est pas le moment opportun. Laissez-le parler d’abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.
 
NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S’IL RENTRE TARD À LA MAISON ou sort pour dîner ou pour aller dans d’autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que foyer soit un havre de paix, d’ordre et de tranquillité ou votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
 
NE L’ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES. Ne vous plaignez pas s’il est en retard à la maison pour le dîner ou même s’il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur comparé à ce qu’il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d’aller s’étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l’oreiller et proposez-lui d’enlever ses chaussures.
 
PARLEZ D’UNE VOIX DOUCE, CALME ET APPAISANTE. Ne lui posez pas de questions sur ce qu’il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu’il est maître du foyer et qu’en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.
 
LORSQU’IL A FINI DE DÎNER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE. Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n’a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d’intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l’impression d’empiéter sur son domaine. Si vous-même avez des petits passe-temps, faites en sorte de ne pas l’ennuyer en lui en parlant, car les centres d’intérêt des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.
À LA FIN DE LA SOIRÉE. Rangez la maison afin qu’elle soit prêt pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l’avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s’il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparer à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
BIEN QUE L’HYGIÈNE FÉMININE soit d’une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d’être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d’avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s’endormir devant un tel spectacle.

EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S’il estime qu’il a besoin de dormir immédiatement, qu’il en soit ainsi. En tout chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.

SI VOTRE MARI SUGGÈRE L’ACCOUPLEMENT, acceptez alors avec l’humilité tout en gardant à l’esprit que le plaisir d’un homme est plus important que celui d’une femme. Lorsqu’il atteint l’orgasme, un petit gémissement de votre part l’encouragea et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.

SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE PRATIQUE MOINS COURANTE, montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d’enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s’endormira alors rapidement; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.
VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL, afin d’être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de café à sa disposition lorsqu’il se réveillera.

Iran : « Femmes, rentrez chez vous et restez-y. Occupez vous des enfants et faites la cuisine »

Ce sont là les propos d’une blogueuse iranienne (ici) qui résume ainsi le tour de vis du gouvernement actuel à l’égard des femmes. La stratégie d’intimidation des partisans conservateurs prend toutes les formes. Il y a bien sûr les réprimandes de plus en plus sévères à l’encontre des femmes qui ne portent pas correctement le voile dans la rue. Il y a aussi la volonté affirmée de restreindre l’entrée des femmes à l’université pour que de 63%, le nombre d’étudiantes soit abaissé à 50%. Mais plus inédit et ridicule encore, il y a cette décision récente de l’agence de presse officielle iranienne FARS qui, considérant qu’il n’était pas correct de montrer le visages des actrices nominées pour la 26e édition du festival international de cinéma de Téhéran, a flouté les photos de ces dernières.
Mais jusqu’où iront-ils pour « nettoyer » la sphère publique de toute image et présence féminine ?

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