Il faut dire que son idée de se contenter de faire campagne dans quelques États qu’il jugeait cruciaux était une stratégie curieuse, à la limite méprisante pour l’Amérique profonde. Mais surtout pour avoir une chance dans la campagne présidentielle américaine, mieux vaut sans doute vendre du rêve et donner de l’espoir plutôt que de jouer les Cassandres et les prophètes de malheur.
Juste pour le fun…un quizz. Combien de fois, Rudolph Giuliani mentionne t’il le 11 septembre dans cette vidéo?
Mais ces primaires sont véritablement surprenantes. Au tout début, on n’imaginait pas à quel point l’enjeu racial aurait son importance. D’ailleurs la victoire du sénateur de l’Illinois en Iowa, un état majoritairement blanc, laissait croire que ce candidat n’avait pas besoin de jouer cette carte-là pour séduire les foules américaines. Finalement, ce sont plutôt les Clinton qui ont saupoudré leurs discours et déclarations d’allusions raciales, faisant déraper le débat. Les électeurs noirs (et sans doute certains électeurs blancs) n’ont pas appréciés que l’on joue ainsi avec le feu. Il est sans doute un peu dommage d’imaginer que l’on vote pour la couleur de peau d’un candidat, mais il est tout aussi navrant de penser que l’on vote pour le genre (sexe) d’une candidate. Or c’est, semble t’il ce qui est en train de se passer.
Hillary Clinton doit sa remontée spectaculaire et sa victoire au New Hampshire, au ralliement massif des femmes; bref au vote féministe. Ce soir, d’après les estimations de CNN, près de 80 % des électeurs qui ont choisi Obama sont Afro-Américains. Et l’électorat d’Hillary est apparemment majoritairement composé de femmes blanches.
Si une femme ou un noir arrivait à la Maison Blanche, l’on entendrait gloser sur cette preuve définitive de modernité de la démocratie américaine. Mais je m’interroge car voter pour un candidat pour ce qu’il EST et non pour son programme et ses idées ce n’est peut être pas l’idée que je me fais d’une démocratie moderne. Cela ét.ant dit, on ne peut resté candide, l’image et le symbole sont aussi au cœur de la politique
Difficile de présager pour encore de l’avenir et Hillary n’a sans doute pas dit son dernier mot. Mais le phénomène Obama continue telle une vague qui surfe sur « l’espoir et le changement ».
Encore un petit effort Bill, et si Hillary est élue, tu pourras peut être retrouver Carla Sarkozy lors des réunions du G8…
“Martin Luther King a dit que le temps est toujours venu de faire ce que l’on doit faire. Now is the time (…) Qui mieux que Barack Obama peut donner une nouvelle crédibilité au rôle de l’Amérique dans le monde et nous aider à retrouver notre autorité morale? Qui mieux que Barack Obama peut tourner une nouvelle page dans notre vie politique…?”
John Kerry, candidat malheureux face à George Bush en 2004