Violence conjugale : pétition de la communauté musulmane de Québec
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Pour tous ceux qui pensent encore que le Québec est un eldorado, il est temps de faire tomber le mythe et de briser le miroir aux alouettes! Le « passeport » pour une vie meilleure n’est pas assuré. Les sacrifices de l’expatriation en valent-ils la peine? Pas sûr, à moins d’avoir un projet professionnel sérieux et fiable qui l’attend, l’immigrant doit réfléchir à deux fois et évaluer s’il s’agit effectivement d’une opportunité.
La politique d’immigration tel qu’elle est actuellement mené par le Canada et par le Québec ne permet pas d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Pourquoi accepter des gens surqualifiés pour les postes à pourvoir? L’intégration doit-elle se faire au prix d’une déqualification?
1ère mise au point : L’on peut critiquer la société tunisienne sur de nombreux aspects, mais considérer que la Tunisie se caractérise par une « froideur sociale » me semble injuste pour ne pas dire inepte ou carrément malhonnête. S’il est bien l’une chose que l’on remarque en Tunisie c’est l’accueil chaleureux et la traditionnelle hospitalité avec laquelle l’étranger ou le touriste est reçu. A moins que par cette expression, le journaliste ou l’humoriste, on ne sait pas trop à qui attribuer la paternité/maternité du propos n’est voulu dire totalement autre chose, mais le problème c’est que l’on ne comprend pas très bien et qu’il eut fallu expliciter avant d’utiliser une formule aussi ambiguë.
3ème mise au point : Mademoiselle Ben Youssef a bien compris comment fonctionne le milieu du show-bizz québécois puisqu’elle a manifestement choisi de séduire les souverainistes en déclarant vénérer le père du Parti québécois René Lévesque. Toutefois, lorsque, par humour, elle pense pouvoir le comparer à Mahomet «pour son grand amour des femmes!», une fois de plus, je constate qu’on n’a pas le même sens de l’humour et que son sens de l’analyse du politique est aussi médiocre que celui de sa réflexion religieuse. (Et pourtant, je suis de ceux et celles qui pensent et affirment qu’on peut rire de tout !)
En conclusion, la stratégie marketing de Nabila Ben Youssef qui vise tout bonnement à vendre son spectacle et à se bâtir une petite célébrité au Québec, au prix de clichés et de stéréotypes qu’elle entend pourtant dénoncer, est tout simplement déplorable. Si Nabila Ben Youssef entend devenir un porte étendard de l’égalité homme-femme en Tunisie, elle ne me semble pas choisir la meilleure voie. Les droits acquis par le statut de la femme de 1956 marquèrent une avancée considérable pour un pays musulman, il est vrai cependant que l’on se doit de rester lucide et ne permettre à quiconque de s’endormir sur des lauriers poussiéreux. Les Tunisiennes qui font avancer les choses, sont celles qui travaillent et dans leur vie quotidienne se battent pour que le respect de l’égalité homme-femme ne soit pas un vain mot, bien plus que celles qui prétendent faire tomber les murs du paternalisme en flattant l’égo de son public québécois.
Vous pouvez voir ici quelques extraits pas drôles de son spectacle : Arabe et cochonne bio.
Pour changer d’idées, voici un clip sur la sécurité routière au Burkina Faso…
(Cliquez sur le titre pour voir le reportage de Radio-Canada)
Je ne suis pas fan de Dieudonné, et je ne partage pas ses prises de position, mais je pense l’être encore moins de Richard Martineau, ce journaleux omniprésent, qui nous abreuve de ses analyses douteuses.
Lorsque Dieudonné prétend qu’on ne peut pas rire de tout en Amérique, il faut vraiment être à court d’argument pour s’abaisser à répondre à la provocation et lancer à la caméra à propos du Premier Ministre, Jean Charest: «Gros trou du cul de merde qui mange du vomi!».
Si c’est là , la liberté d’expression selon Monsieur Martineau, c’est franchement déplorable et ce d’autant plus que le traiter de «bon petit soldat du groupe Quebecor» sur son blog, m’a valu de tomber sous le coup de la censure…Preuve que Richard Martineau a la critique facile, mais ne souffre pas si facilement la contradiction.
Je finirai sur cette citation bien sentie de Dany Laferrière (Tout le Monde en parle, 26 février 2006): “Richard Martineau vit intellectuellement au dessus de ses moyens. Il dépense plus qu’il ne possède. Un jour, il fera faillite!”.
”Le régime d’aide financière aux études administré par le ministère de l’Éducation est un panier percé d’où s’échappent, chaque année, plus de 5 millions de fonds publics. ”
Ce constat est fait par le Vérificateur général du Québec, dans le premier tome de son rapport 2007-2008 déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
Aussi, lorsque Richard Martineau s’indigne devant l’intervention du Commissaire Bouchard qui a jugé nécessaire de couper court aux propos “antisémites” d’un intervenant, c’est à mon tour de m’insurger. Lorsqu’il estime que les Commissaires devraient, au nom de leur neutralité, se taire et laisser les citoyens s’exprimer en toute quiétude et respecter tous les avis, je proteste.
Il serait démagogue de laisser croire que l’on peut se permettre de dire n’importe quoi au nom de la liberté d’expression. Il serait déraisonnable de se prosterner devant la religion du relativisme pour considérer que tous les avis, mêmes extrémistes, racistes et xénophobes, se valent et valent la peine d’être entendus devant cette Commission. Je vais même plus loin en affirmant que depuis le début de cette tournée dans les régions, les Commissaires auraient même du se manifester davantage pour mettre fin aux propos erronés d’une réalité grossièrement déformée.
Mais n’est-ce pas une illustration du fait qu’implicitement, Richard Martineau se porte encore à l’avant poste du navire Quebecor pour dénigrer la Commission Bouchard-Taylor ? En l’espèce, Bouchard a «censuré» un «honnête citoyen», un peu faible d’esprit, sans doute abusé par un reportage de qualité douteuse réalisé pour une émission de la chaîne TVA. Le reportage en question, qui laissait entendre que la « certification cachère » renchérissait le prix de nombreux produits alimentaires, avait pourtant était remis en cause par le Journal de Montréal. Deux médias qui appartiennent au groupe Quebecor ! Comme un bon petit soldat, le “journaliste” Martineau, a préféré fermer les yeux sur les inexactitudes très certaines de ce reportage pour mieux blâmer l’attitude des Commissaires. Voilà ce qui s’appelle être “corporate“. Vendu à la convergence, lui ? Jamais !
D’après l’envoyé spécial de Radio Canada en Tunisie, Guy Gendron, la liberté de presse n’est pas un principe fondamental en Tunisie (ici). Le journaliste de La Presse, Marc Thibodeau raconte qu’il a été pris en en filature (ici). Ce dernier récidive aujourd’hui avec un autre papier publié dans La Presse, intitulé Droits de l’homme en Tunisie: sous le sable, les policiers (ici). Des témoignages qui viennent contredire les propos de Pauline Marois, la chef du Parti Québécois, qui, cette semaine, qualifiait la Tunisie d’«Etat de droit».
Le journaliste de La Presse découvre les effets d’une obsédante mégalomanie omniprésente : « on croise à plusieurs carrefours d’énormes portraits du président Zine el-Abidine Ben Ali, tout sourire. De petits portraits sont aussi disposés dans la plupart des commerces et des restaurants ».
Il constate également la pauvreté journalistique, remarquant que « les principaux médias soulignent avec régularité les réalisations du dirigeant de 71 ans, qui fêtera dans moins de deux semaines le vingtième anniversaire de son arrivée au pouvoir, date historique désignée comme le «Changement » ; Et relatent les interventions de formations politiques officiellement reconnues comme le Parti de l’unité populaire, qui saluait cette semaine en conférence de presse les efforts incessants du régime en faveur du développement du pays. »
Le journaliste considère que « sous cette «démocratie de façade» se cache un État policier qui réprime violemment toute dissidence ». Il rapporte le témoignage de Mohamed Abbou, avocat, libéré après la visite de Sarkozy en Tunisie : «En prison, j’entendais chaque nuit des cris de détenus qui demandaient pitié à leur bourreau».
Il conclue sur l’apparente résignation des Tunisiens, derrière laquelle pointe l’exaspération : « La population, dans la rue, se montre peu loquace lorsqu’il est question de parler du régime. «Je vous dis ça parce que vous êtes un étranger. Mais si vous étiez d’ici, je ne dirais pas un mot», a déclaré un chauffeur de taxi après s’être indigné du nombre de panneaux montrant le dirigeant tunisien ».