Ce lundi débute la visite en France du Dalaï Lama. Une visite qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, Nicolas Sarkozy ayant en effet fait savoir qu’aucune rencontre n’était prévue avec le chef spirituel et politique tibétain.
Comment se fait-il que dans le marchandage diplomatique et politique que se livrent les Occidentaux et les Chinois, le Président français soit le seul qui cède à la pression des dirigeants de Pékin ? Faut-il rappeler qu’Angela Merkel, Gordon Brown et même George W. Bush ont été plus courageux à cet égard ?
Est-ce réellement pour attendre que la pression ne retombe et éviter de provoquer le gouvernement chinois au moment où se déroulent les JO, considérant que cela n’amènerait qu’un durcissement de leur position et même un risque de représailles à l’encontre du peuple tibétain?
Ou cela révèlerait-il l’impuissance et l’insignifiance dans laquelle la politique étrangère française se confond désormais ? Et pourtant, Sarkozy, comme tous les présidents de la Vème République après de Gaulle, tentent de perpétuer le mythe désuet de la puissante diplomatie française.
En s’envolant cette semaine pour Moscou, Nicolas Sarkozy pourra t’il faire entendre la voix de la France en portant celle de l’Union européenne auprès du Kremlin au sujet du conflit qui s’engage dans le Caucase entre Russes et Géorgiens à propos de l’Ossétie du Sud ? Rien n’est moins sûr tant la diplomatie européenne confine elle-même le plus souvent aux bredouillements et à la cacophonie.
” Nicolas Sarkozy a “une analyse ? courte vue” sur la Tunisie, lourde de conséquences. Ceux qui pâtissent le plus du régime Ben Ali “ne sont pas les terroristes, mais les démocrates tunisiens”. Une telle politique ne fait que “renforcer la montée de l’extrémisme”. “
Il est vrai que dans le subconscient de certains esprits rêveurs d’un ordre anachronique révolu, le développement et le progrès sont exclusivement réservés ? une certaine race. (Justement, il eut fallu s’indigner devant les déclarations de Sarkozy et sa vision de nous faire ressortir les vieux arguments du néocolonialisme et du racisme quand on ose sortir des panégyriques lénifiants, c’est foncièrement malhonnête)
Toutefois, cette fixation haineuse sur la Tunisie (Faut pas exagérer non plus, la Tunisie est loin d’être le nombril de l’actualité française ces jours derniers) dépasse l’imaginaire puisque ces médias non seulement refusent de voir notre pays se développer, progresser et se moderniser (Tout simplement faux, la quasi-totalité des papiers et reportages tentent de mettre en balance le développement économique, les droits des femmes et de l’autre l’immaturité politique du régime tunisien) mais ils veulent nous imposer de nouvelles règles internationales visant à porter préjudice à l’honneur des uns et des autres et ? accuser les Etats et les institutions sans que ces accusés ne puissent se défendre (non sans rire, l’État est une victime).
Ces médias préfèrent, au nom des droits de l’Homme et de la société civile, que les extrémistes tunisiens (tiens, c’est marrant, on dirait que le modèle chinois inspire aussi dans le registre linguistique!) de tous bords ne représentent que virtuellement en tant que fonds de commerce, instrumentaliser ces pseudo-militants pour, bien entendu, laisser croire à leur opinion que la Tunisie viole les droits de l’Homme.
Les Tunisiens ont appris avec le Président Ben Ali à compter sur eux-mêmes pour forger leur destin (Tu m’étonnes….il vaut mieux savoir se débrouiller vu comme le système est verrouillé et gangréné; les Tunisiens sont des vrais débrouillard car on ne pas vraiment faire confiance aux institutions), marcher la tête haute et refuser toute ingérence dans leurs affaires intérieures que eux seuls peuvent négocier, réformer ou parfaire. Il y va de la souveraineté et de l’invulnérabilité de la mère patrie.