Appréciez les commentaires très léchés et tout à fait poétiques du journaliste.
Vidéo dénichée sur le site de Backchich.
Voilà une rhétorique qui a de quoi faire sursauter lorsqu’on sait que l’organisation Human Rights Watch (ici) affirmait dans un récent rapport, que « les enfants soldats tchadiens constituent la chair à canon dans l’armée de Idriss Déby ».
Le président tchadien faisant face à une contestation rebelle a trouvé dans cette sombre et triste affaire, un levier inespéré, pour peser sur la France et l’Union européenne, et s’engager dans un chantage diplomatique, lui qui justement ne veut, pas d’humanitaire, pas de forces d’intervention qui pourraient devenir des témoins gênants de ce qui se passe chez lui.
Une occasion unique de discréditer les efforts français et le plan Kouchner dans la région .
N’assiste t’on pas ici à une nouvelle manipulation politique où un pouvoir autoritaire et contesté instrumentalise la haine de l’étranger pour mieux asseoir l’arbitraire à Cela pourrait devenir une nouvelle affaire similaire à celles des infirmières bulgares retenues en Libye, à ceci près que les humanitaires illuminés de l’ Arche de Zoé ont, eux, quelque chose à se reprocher : leur incroyable et dangereux amateurisme !
Voici une compilation des déclarations de quelques étudiants africains en Tunisie :
1- Pourquoi choissent-ils la Tunisie? : Niveau d’étude et stabilité
«Les professeurs ont du mal ? faire passer les cours en Français».
«Les profs et les étudiants tunisiens s’expriment en Arabe, ce qui ne me permet pas de suivre».
«Les profs ne parlent pas bien la langue française».
3- Intégration dans le milieu estudiantin et dans la société tunisienne : pas toujours facile
«Ils (les Tunisiens) regardent les Noirs comme des bêtes de foire. Des enfants m’appellent “guira, guira”. J’ai l’impression que leurs parents ne les éduquent pas, ni leur apprennent la tolérance».
«Les gens croient que si nous sommes ici, c’est qu’il n’y a rien chez nous. Ils ont des idées préconçues sur les Noirs. On m’a déjà lancé à la figure “Rawah lil bledek”, rentre chez toi. Dans la rue, les enfants nous jettent souvent des cailloux et nous traitent de “abid”, esclave, de “kahlouche”, nègre. Ils nous appellent “guira, guira”. C’est très démoralisant. En plus, la plupart des Tunisiens sont racistes mais le cachent. On le sent partout, en classe, au resto universitaire, dans le métro. C’est une société très hermétique. Il y a plus d’hypocrites que de Tunisiens sincères».
«Je suis dans ma deuxième année. Je n’ai jamais eu un vrai ami. Toutes les relations sont basées sur des intérêts. Donc, il est difficile de trouver quelqu’un sur qui on peut faire confiance».
«Les Tunisiens confondent gentillesse et naïveté, respect et faiblesse. Toutefois, il y a des exceptions. Nous sommes perçus comme des sous-hommes. On nous manque de respect…A mon arrivée, j’étais perçu comme un être misérable, affamé. On nous demandait au restaurant si nous avions des oranges, des pommes dans notre pays d’origine. Ils croyaient que nous étions venus étudier en Tunisie car nous n’avions pas d’universités chez nous et que c’était ici que nous goûtions pour la première fois au riz, couscous, pâtes etc. Quand vous êtes gentil avec eux, ils vous prennent pour un naïf. Ils aiment utiliser la “ruse” pour tromper les gens. On devient leur ami quand ils ont besoin de nous et dès qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent, ils nous oublient».
«Les difficultés d’intégration résident parfois dans la méconnaissance de l’autre. Je trouve que les Tunisiens connaissent mal l’Afrique noire. Celle-ci est assimilée à la misère, la famine etc. De ce fait, nous avons du mal à nous faire accepter sur le même pied d’égalité. Cela peut étonner les Tunisiens, mais les Noirs Africains ont beaucoup plus de difficultés en Tunisie que les immigrés n’en ont en France. Ici, on a beau faire 20 ans, on renouvellera sa carte de séjour chaque année. Quand on est Tunisien, on ne peut pas comprendre certaines choses. Il faut vivre l’humiliation au quotidien pour comprendre le calvaire qu’on vit ici».
Des témoignages qui heurtent et qui devraient susciter la honte …! L’ignorance crasse fait bien des dégâts dont les Tunisiens ou autres arabes souffrent également parfois ailleurs. A croire qu’il est toujours réconfortant de trouver son « souffre douleur »…
«La Tunisie est parmi les meilleurs pays en Afrique a bien donné ces cours».
«Les études en Tunisie y sont très bien dispensées. C’est un pays calme, stable et dont les diplômes sont mondialement reconnus».
«Je ne pouvais faire mes études en Côte d’Ivoire vu le contexte politique. J’ai choisi la Tunisie parce que c’est un pays où l’on est en sécurité et parce qu’il y a la Banque Africaine de Développement».
2- Les Africains face à l’arabisation : Le français en perte de vitesse