Bloggueur du RCD: le « spam» comme mauvaise stratégie de communication

Réfléchissant aux stratégies de communication que pourrait développer le pouvoir de Carthage, je me demandais comment cela se faisait, qu’il n’y avait pas de bloggeurs se déclarant officiellement, soutien du RCD et du président Ben Ali.

Dans mon raisonnement, un (des) blogueur(s) authentiquement engagé(s) aux côtés du RCD pour faire entendre la voix du pouvoir,  aurait(ent) été la meilleure preuve que nous sommes bel et bien dans un système ouvert au dialogue et au débat d’idées; cela aurait démontré l’absurdité des propos tenus par les éternels râleurs, « perturbateurs » et fauteurs de troubles de la blogosphère. Une telle option étant clairement préférable à celle de la censure de toutes voix dissidentes….

Mais pouvait-on réellement penser les RCDistes capables de tant de subtilité et d’imagination? Pas vraiment… certains semblent avoir compris que le blog pouvait servir d’outil de communication redoutable, mais en l’adaptant à la sauce du «changement», ils lui ont fait perdre toute sa puissance de « contre-feu »….

Pratiquer assidûment le « copier-coller » de discours officiels (jusqu’à 10 posts de plusieurs dizaines de lignes par jour) ne permet aucunement de se différencier de la langue de bois lénifiante des canaux médiatiques traditionnels. Le blog n’est ni plus ni moins qu’un vulgaire outil de propagande classique qui s’ajoute à la panoplie sans en révolutionner le discours ou sa méthode de diffusion.

Pour les arabophones, vous pouvez lire le billet de Tarek Kahlaoui.

Tunisie : Journée nationale pour la liberté de bloguer

 

Malheureusement, le dossier de la censure en Tunisie est plus que récurrent. Les bloggeurs tunisiens ont déjà organisé des actions contre la censure et se sont mobilisés contre les entraves faites à la liberté d’expression. Ce mardi, 4 novembre 2008, se tient une journée nationale pour la liberté de bloguer.

 

Depuis que les Tunisiens se sont mis à la sauce web 2.0, la blogosphère tunisienne est devenue une véritable « Chakchouka » bouillonnante et épicée, où peut enfin s’exprimer toutes sortes  d’émotions et d’idées, où se délient les langues, où l’on ose briser les silences et les tabous.

 

Le pouvoir n’est évidemment pas resté inerte devant tant d’audace auquel il n’était pas habitué. Il a donc tenté de bâillonner ces voix libres jugées tendancieuses. Mais qu’il le sache : il se heurte et se heurtera encore à l’obstination de ceux qui s’indignent de cette situation d’État mafieux, de l’hypocrisie d’un régime autoritaire, de la vacuité de la presse « officielle » et d’une opposition officielle fantoche.

 

Serrons-nous les coudes plutôt que de nous invectiver, cessons de nous perdre en querelles inutiles et rappelons nous sans prétention, que cette bloggosphère peut se targuer d’être un terreau fertile pour faire naître une véritable société civile de contrepoids capable de faire émerger une authentique opposition démocratique qui ne saurait être, bien entendu, monolithique.

Chakchouka Tunisienne : un blog parfumé au jasmin

 

 

Un blog pimenté à déguster avec modération pour éviter la crise de foie…

Liberté provisoire pour le blogueur marocain Mohamed Erraji

 

 

Le blogueur Mohamed Erraji, condamné en première instance à deux ans de prison ferme pour avoir critiqué le roi, a bénéficié jeudi de la liberté provisoire, a indiqué à l’AFP Amina Bouayache, présidente de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH, indépendante)…Lire la suite

 

A lire : Le roi encourage son peuple à l’assistanat

Chiffres de la semaine : 64 blogueurs en prison

 

The World Information Access Project at the University of Washington released a report that identified 64 bloggers, unaffiliated with news organizations, who had been arrested for the contents of their blogs between 2003 and 2008. The growing number of such blogger arrests underscores the political importance of blogging around the world. WIA concludes:

 

After surveying our data, we predict that the number of blogger arrests will rise in 2008. The popularity of online blogs continues to grow and inspire more media coverage of arrest incidents. Countries are enforcing greater Internet regulation, which will only increase with the elections in China, Pakistan, Iran and the United States this year.

 

Sources: Swivel Business, Radio-Canada

Cos-Maux-Polis: La resurrection

Cos-Maux-Polis avait déjà plus de deux ans (ici, En cache et ); il était né un jour de l’été 2006 alors que la guerre entre Israël et le Liban faisait rage.

Dès ces premières semaines d’existence, il avait suscité la curiosité en étant à l’origine d’une photo controversée mettant en scène un acteur québécois célèbre brandissant le drapeau jaune du Hezbollah (ici). Il avait aussi su échapper à la censure tunisienne en dépit des prises de parole et des dénonciations (ici et ).

Mais suite à une malencontreuse maladresse, il a été victime du sabordage involontaire de son auteur. A l’occasion de la renaissance de Cosmauxpolis, il était temps qu’éclate enfin au grand-jour la vérité :

Cosmauxpolis est en fait un blog écrit à 4 mains. 2 cerveaux en ébullition, 2 personnalités, 3 nationalités (une Française et un Canado-Tunisien) :

* L’un a les idées, l’autre a la plume;
* L’un est la polémique, l’autre est l’apaisement ;
* L’un a la raison, l’autre la passion;
* L’un privilégie l’esthétique, l’autre l’éthique.

L’aventure blogosphérique n’est pas toujours de tout repos. L’inspiration, la motivation et tout simplement le temps manquent parfois, surtout lorsque le travail et un petit bout de chou accaparent votre énergie. Il est bon dans ce cas de pouvoir compter sur la persévérance de l’un ou l’abnégation de l’autre pour motiver la troupe, ou prendre la relève.

L’on peut parfois avoir l’impression que bloguer est une entreprise bien ingrate : beaucoup d’efforts et peu de gratifications immédiates; et pourtant, le blog est désormais l’outil par excellence pour tenter de libérer la parole, de briser les tabous, de dénoncer les abus, de relayer le censuré ou l’anecdote, de participer au débat politique et médiatique, de contribuer à mobiliser la solidarité des internautes.

Alors, parce que l’actualité mérite d’être décortiquée, analysée et critiquée … et parce que je crois dans le pouvoir de la blogosphère permettant aux voix citoyennes de s’exprimer, cela vaut toujours et encore la peine de prendre le temps de s’indigner, d’analyser de plaisanter sur l’actualité et de plaquer quelques mots sur les maux du “village global !

Cosmauxpolis est mort : vive cosmauxpolis !!!

Un grand merci à Hou (ici et )

Le prix RSF-Fondation de France : Kareem Amer, un blogueur égyptien en prison

Le premier blogueur jugé et condamné en Egypte pour ses écrits, le jeune Abdel Kareem Nabil Suleiman, plus connu sous le nom de Kareem Amer, a reçu le prix “Reporters sans frontières (RSF) – Fondation de France” pour l’année 2007 dans la catégorie “cyberdissident”, mercredi 5 décembre.
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Agé de 23 ans, Abdel Kareem est aujourd’hui en prison pour “atteinte à la religion” et “diffamation du président”. Etudiant en droit à la prestigieuse université d’Al-Azhar, au Caire, siège des plus hautes autorités de l’islam sunnite, il avait, dans son dernier post le 28 octobre 2006, accusé ces dernières de diffuser des idées extrémistes. Dans ce texte, il dénonçait également la dérive autoritaire du président Hosni Moubarak, le comparant à un pharaon. Arrêté une semaine plus tard, il a été condamné le 22 février par le tribunal d’Alexandrie à quatre ans de prison. Le juge, qui présidait l’audience, a déclaré qu’Abdel Kareem avait “créé un site Internet à travers lequel il a attaqué l’islam”, sur lequel il répandait “des idées erronées sur l’islam parmi ses camarades d’université”, comme celles que “l’islam appelait au terrorisme à la haine et au meurtre”. Le juge avait ajouté qu’il avait aussi “attaqué le régime et ses symboles”, en critiquant Hosni Moubarak.
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