Quand Karzaï légitime le viol…

Source : Serge Chapleau, caricaturiste au quotidien La Presse (Montréal)

Le président afghan Hamid Karzaï aurait signé une loi faisant en sorte que les femmes de religion chiite n’auraient pas le droit de quitter la maison ou de travailler sans l’autorisation de leur mari. Elles ne pourraient pas non plus refuser d’avoir des relations sexuelles avec lui.

Cette nouvelle, qui vient d’une note rédigée par le Fonds de développement pour les femmes des Nations unies, a suscité l’indignation un peu partout dans le monde, notamment au Canada. Le premier ministre Harper a dit qu’il s’agissait de l’«antithèse des objectifs de la mission canadienne en Afghanistan».

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Discours de Stéphane Dion : Vidéo amateur

 

 

Je n’entrerai pas dans les détails de la crise politique qui secoue le Canada. La coalition est-elle légitime à prendre le pouvoir? Harper a-t-il le droit de proroger la session jusqu’en janvier? Combien durera cette coalition improbable dont on semble déjà percevoir les premières fissures?

 

Ce soir ce qui retient mon attention, c’est plutôt la lamentable vidéo du discours de Stéphane Dion qui s’est fait bien attendre. Tant de suspense pour un si mauvais effet, cela confine à l’amateurisme : Un discours tronqué, mal éclairé, mal cadré. Il semblerait que le rouge du drapeau canadien a déteint sur Stéphane. Le montage laisse à désirer, Stéphane semble bégayer en répétant deux fois la même phrase. Et pour finir, un gros plan horrible digne des têtes à claques.

 

Il est bien triste qu’un leader politique soit si mal entouré. Les libéraux n’ont-ils plus d’experts en communication pour régler minutieusement les interventions de leur « Leader », à moins que les candidats potentiels à sa succession soient prêts une fois de plus à le saboter…

Stéphane Dion : Premier Ministre du canada…par Accident

 

L’histoire d’un destin…Élu par accident à la chefferie du parti libéral du Canada, qu’il doit quitter en mai prochain, Stéphane Dion réalisera enfin son rêve d’être Premier Ministre du Canada…par accident.

 

C’est ce qu’on appelle : avoir le cul bordé de nouilles

Avortement : le cardinal Turcotte va-t-il relancer le débat au Canada ?

Farouchement opposé à l’avortement, le cardinal Jean-Claude Turcotte a décidé de protester contre la nomination du docteur Henry Morgentaler au sein de l’Ordre du Canada, en renonçant à sa propre distinction d’officier.

 

Ajoutant que le docteur Morgentaler était associé à un progrès social «très discutable», Mgr Turcotte a estimé qu’il lui fallait rompre le silence pour réaffirmer ses « convictions face au respect de la vie».

 

Pourtant, la nomination du Dr Morgentaler au sein de l’ordre du Canada date du 1erjuillet dernier. L’archevêque de Montréal aurait donc pu s’indigner bien plus tôt, à moins que le timing de ce coup d’éclat ne soit calculé. Son objectif n’est –il pas de remettre la question du droit à l’avortement à l’agenda politique en pleine période de campagne électorale?

 

Voilà pourtant un progrès social dont on aimerait être certain qu’il est acquis définitivement pour les femmes. Certes l’avortement est le plus souvent un échec de la contraception (hormis les cas d’interruption médicale de grossesse); et comme le dit le proverbe, il vaut mieux prévenir que guérir. Il serait donc souhaitable d’assurer une meilleure prise en charge contraceptive, pour ne pas arriver à cette extrémité que constitue l’acte non anodin d’avorter. Cela étant dit, le droit à l’avortement devrait toutefois être garanti.

 

Le droit à l’avortement n’est pas un choix de société, mais sa légalisation constitue un impératif dans la mesure où priver les femmes de cette liberté de choix, conduit à les condamner à mettre leur vie en péril en se faisant avorter illégalement dans des conditions exécrables. C’est surtout condamner les plus fragiles et les moins nanties à la clandestinité tandis que les autres  pourront toujours s’envoler pour l’étranger où elles connaîtront une meilleure prise en charge. Comme leurs grands-mères, les femmes d’aujourd’hui et de demain, trouveront toujours les moyens de mettre fin à ces grossesses qu’elles refusent.

 

L’État a le devoir moral de protéger ces femmes en leur permettant de trouver un cadre médical approprié qui les accompagnera dans cette épreuve (presque toujours) douloureuse.

 

Messieurs les religieux, on ne peut vous blâmer de vous faire les défenseurs des doctrines que vous servez. Mais votre mission n’est elle pas aussi de trouver un peu de compassion et de vous m’être à l’écoute de celles qui demandent juste à ne pas être de simples ventres reproducteurs au service de la nature et de l’homme. En toute logique, par respect de la gente féminine on ne peut donc pas simultanément refuser la contraception et dénier le droit à l’avortement.

Élections fédérales 2008: Harper majoritaire?

 

Le Premier ministre conservateur Stephen Harper a officiellement convoqué dimanche, des élections législatives anticipées pour le 14 octobre; les troisièmes au Canada en un peu plus de quatre ans.

 

Jouons un peu aux pronostics; le soir du 14 octobre, Bernard Derôme, chef d’antenne de la télévision de Radio-Canada, pourrait vraisemblablement prononcer la fameuse phrase: “Si la tendance se maintient, le prochain gouvernement du Canada sera conservateur et majoritaire“.

 

Pourquoi un tel résultat ?

 

Parce que si l’on regarde le bilan du gouvernement Harper, l’opposition n’a pas véritablement de grosses munitions : aucun faux-pas majeur, si ce n’est peut être l’environnement et là, les Conservateurs pourront tirer la grosse artillerie contre la taxe carbone au cœur du programme libéral. L’environnement ne sera peut être pas au cœur du débat, mais la «fiscalité verte»  a toutes les chances de l’être, surtout dans un climat d’incertitudes économiques, de menace de récession et de fluctuations importantes des marchés financiers.

 

Ensuite, parce que le Bloc Québécois, n’a pas d’autres stratégies que de jouer la carte de la diabolisation du gouvernement conservateur, qui une fois majoritaire à la Chambre des Communes, pourrait mettre en œuvre un programme s’inspirant d’une idéologie d’extrême droite, dangereux notamment pour les droits des femmes. Or, les Conservateurs de Harper ont justement réussi à polir et adoucir cette image inquiétante qu’on voulait leur accoler en 2006. Les Canadiens et les Québécois seront donc probablement moins enclins à souscrire à cette rhétorique de la peur.

 

Parce qu’enfin, la politique canadienne, comme ailleurs dans le monde, tourne de plus en plus autour de la personnalisation du pouvoir. La personnalité des chefs et des élus devient un élément clé de l’élection. Et, parce que face à Stephane Dion, qui malgré ses efforts et son expérience, a le charisme d’une huître, même Harper a réussi à se constituer l’image d’un Premier ministre crédible.

 

Nul doute, que ces élections seront déterminantes pour l’avenir des chefs. Au moins d’eux d’entre eux sont sur la sellette : Gilles Duceppe et Stéphane Dion qui aura fort à faire pendant la campagne pour faire oublier et taire les rumeurs et les conciliabules sur son éventuelle succession.

Le Canada demande pardon à ses autochtones

Les autorités canadiennes ont officiellement demandé pardon mercredi aux populations indiennes pour les discriminations et les mauvais traitements du passé, notamment la scolarisation forcée destinée à couper les enfants de leurs racines. Dans ces sinistres pensionnats, où était menée une politique d’assimilation afin de “tuer l’Indien dans l’enfant”, ont été regroupés entre 1870 et 1970 environ 150000 petits élèves, dont beaucoup ont été maltraités et ont subi des agressions sexuelles. “Nous sommes désolés”, a déclaré lors d’un discours d’une quinzaine de minutes le chef du gouvernement fédéral, très ému et qui a eu du mal à retenir ses larmes. A la fin de son allocution, Harper a été ovationné par les députés et par les galeries du public, où figuraient des Indiens en tenue traditionnelle. (Source)
Même Al Jazeera en parle…

Maxime Jos Louis Bernier: Lagaffe fatale

 
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette histoire l’affaire politico-médiatique de ce début d’été : une plantureuse courtisane, l’ombre du crime organisé, un ministre des affaires étrangères du Canada forcé à la démission.

Plus doué pour les gaffes que pour la diplomatie (ici), Maxime Bernier paye sans doute pour son inexpérience. Son ascension rapide au sein du gouvernement Harper s’explique davantage par un simple calcul électoral et politique pour assurer la représentation du Québec au sein du cabinet que pour ses compétences. L’obstination de Stephen Harper à défendre, celui qui fut autrefois son dauphin désigné, pourrait lui coûter cher sur le plan politique. L’opposition saura t-elle saisir la balle au bond?

L’entrevue exclusive accordée ? TVA (combien cela leur a coûté?) aura montré a quel point la courtisane a su bien s’entourer pour se faire conseiller sur la stratégie à adopter : l’attaque. La fameuse robe provocante qui a tant fait jaser, c’était une idée du ministre qui a finalement voulu se servir d’elle pour s’assurer une meilleure exposition médiatique, voire s’attirer la sympathie et le clin d’œil des Grands de ce monde, comme G.W Bush, admiratif et envieux devant cette beauté!

Prudente ou méfiante (machiavélique?), la belle a jugé préférable de garder par de vers soi un document «confidentiel»(?), oublié par le ministre étourdi, émoustillé et sans doute bien achevé de ses longues nuits studieuses…cela pouvait servir et l’avenir lui a donné raison…

Mais si la carrière politique de Maxime Bernier semble désormais compromise, il aura peut-être davantage de chance dans le milieu de la pub. Il peut se targuer d’une expérience fort réussie de promotion des fameux gâteaux “Jos Louis”.

Un Canadien condamné à la décapitation en Arabie Saoudite

Si le gouvernement canadien n’en fait pas d’avantage dans cette affaire (ici), un jeune canadien de 23 ans risque de passer entre les mains de ce fonctionnaire saoudien :

Émigration au Canada : Le mirage d’un Eldorado …

C’est le titre d’un article apparu aujourd’hui dans le quotidien tunisien Le Temps, dont voici un témoignage éloquent (voir intégrale ici) :

« Depuis le 11 Septembre , les conditions de vie sont devenues infernales pour les Arabes musulmans y compris pour les Tunisiens. C’est la cas d’Aziza, 45 ans, obstétricienne qui a émigré avec son mari et ses enfants. Elle voulait offrir une meilleure éducation à ses enfants et croyait qu’elle allait exercer son métier voire accéder à une échelle supérieure. Mais son diplôme n’a pas été reconnu par l’État et elle s’est retrouvée en chômage. “Tout s’était écroulé” dit -elle. « Je croyais que j’allais bien gagner ma vie et mener une vie de luxe. J’ai souffert de dépression pendant un an, j’ai pris énormément de poids. Quant à mon mari qui est ingénieur en électricité il fut obligé de travailler comme ouvrier dans une usine et suivre en parallèle une formation de 6 mois. Je ne pouvais pas faire machine arrière. Nous avons cherché ? remédier et nous avons décidé d’aller de l’avant pour mes enfants. Après un an, j’ai trouvé un boulot comme nurse dans un jardin d’enfant pour un salaire de 1500 dollars. »

« Les formalités sont draconiennes et les démarches à suivre sont multiples jusqu’à ce que le candidat se lasse et se vide les poches»

 

La question qui se pose, l’investissement en temps et argent en vaut-il vraiment la peine?

 

 

Soldats Québécois en Afghanistan : Good morning, Afghanistan!"

Battle for Sangisar. Exclusive footage from Canadian reconnaissance squadron, which led weekend battle in Sangisar. Video courtesy of Cpl. Philippe Lemieux (see story here)

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