France-Tunisie : les sifflets de la honte
Après 3 semaines de vacances en Tunisie, Cosmauxpolis sort de sa courte hibernation pour exprimer la colère de ses auteurs devant les derniers évènements du Stade de France, lors de la rencontre amicale France-Tunisie. Sans doute, parce que pour une famille franco-tunisienne, l’indignation est ressentie de manière encore plus forte car elle porte atteinte non seulement à l’image des Tunisiens, mais encore plus à celle des franco-tunisiens qui sont loin d’être tous à jeter dans le panier de la « racaille ».
Ce genre de spectacle est tout simplement affligeant et fait encore passer les soi-disant amoureux du ballon rond pour des crétins sans cervelle. Plus que jamais les stades de foot deviennent, semble t’il, des exutoires pour frustrés.
Mais qui sont les auteurs de ces sifflets honteux ? Des Tunisiens ? Des Français d’origine tunisienne ou plus largement maghrébine ? Doit-on se résigner devant la bêtise et l’indigence intellectuelle de ces trublions des stades ?
Et si l’on tente d’expliquer cette attitude minable, prière de ne pas nous ressortir l’argument fallacieux de l’échec de l’intégration des 2éme et 3éme générations d’immigrés ou pire l’idée farfelue que ces enfants d’immigrés, verraient dans ces affrontements amicaux l’occasion d’une revanche, fut-elle sportive, contre l’exploitant colonial qui méprisa leurs ancêtres !!!!!
Certes, ces sifflets sont sans doute révélateurs du fait qu’on ne règle pas si facilement la question identitaire de la double appartenance; de la difficulté d’être perçu chez soi comme un étranger, et de se sentir profondément étranger en rentrant voir les cousins du bled et s’y faire traiter de « Roumi ». Mais tant d’irrespect est tout simplement inexcusable. Ce n’est pas faire preuve de chauvinisme que de le dire, à peine de patriotisme et après tout, le patriotisme n’est pas une grossièreté et ce n’est ni l’apanage de l’extrême droite, ni celui de la droite sarkozyste. Il n’est pas honteux d’aimer et d’encourager « sa », « notre » France, faite par tous, y compris par ceux qui semblent ne pas vouloir reconnaître qu’ils y participent… sans doute une difficile question psychanalytique à régler.






