Chiffres de la semaine : 64 blogueurs en prison

 

The World Information Access Project at the University of Washington released a report that identified 64 bloggers, unaffiliated with news organizations, who had been arrested for the contents of their blogs between 2003 and 2008. The growing number of such blogger arrests underscores the political importance of blogging around the world. WIA concludes:

 

After surveying our data, we predict that the number of blogger arrests will rise in 2008. The popularity of online blogs continues to grow and inspire more media coverage of arrest incidents. Countries are enforcing greater Internet regulation, which will only increase with the elections in China, Pakistan, Iran and the United States this year.

 

Sources: Swivel Business, Radio-Canada

Citation de la semaine : Oui, pour être votre candidat à l’élection présidentielle de 2009

Je serai constamment fidèle à mes engagements envers vous… Avec tout autant de fierté, je vous réponds : Oui, pour être votre candidat à l’élection présidentielle de 2009. Zine El Abidine Ben Ali

Cos-Maux-Polis félicite (ici) les citoyens tunisiens et appuie le chef de l’État dans son parcours de militant pour préserver à la Tunisie une croissance et un développement continus.

Comme, il est bon de voir qu’en Tunisie l’on est soucieux de préserver les bonnes traditions. Au vu des soutiens déjà nombreux qui se sont exprimés l’on peut facilement espérer un score de 99,xx% pour le candidat du RCD; un résultat “digne” de la confiance des Tunisiens envers leur Raïs.

Tunisie : Internet, le dernier espace d’expression!

Les bloggeurs tunisiens ont déjà organisé des actions contre la censure et se sont mobilisés contre les entraves faites à la liberté d’expression. Ce mercredi, RSF sous le patronage de l’UNESCO organise la journée internationale pour la liberté d’expression sur internet (ici).
 
À ma connaissance on attend encore le véritable premier bloggeur «martyr» tunisien. Pour l’instant, il semblerait qu’ils se soient contentés de bloquer les sites trop «tendancieux» pour le pouvoir. Mais restons sur nos gardes! Excédés par l’audace des internautes, ils pourraient peut-être s’inspirer des autorités égyptiennes (ici), saoudienne (ici) et marocaine (ici). Car en Tunisie, on connait la technique pour museler les voix dissidentes et dérangeantes : rien de plus simple que de fomenter une machination politico-judiciaire, une affaire de mœurs ou de stupéfiants…

Le prix RSF-Fondation de France : Kareem Amer, un blogueur égyptien en prison

Le premier blogueur jugé et condamné en Egypte pour ses écrits, le jeune Abdel Kareem Nabil Suleiman, plus connu sous le nom de Kareem Amer, a reçu le prix “Reporters sans frontières (RSF) – Fondation de France” pour l’année 2007 dans la catégorie “cyberdissident”, mercredi 5 décembre.
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Agé de 23 ans, Abdel Kareem est aujourd’hui en prison pour “atteinte à la religion” et “diffamation du président”. Etudiant en droit à la prestigieuse université d’Al-Azhar, au Caire, siège des plus hautes autorités de l’islam sunnite, il avait, dans son dernier post le 28 octobre 2006, accusé ces dernières de diffuser des idées extrémistes. Dans ce texte, il dénonçait également la dérive autoritaire du président Hosni Moubarak, le comparant à un pharaon. Arrêté une semaine plus tard, il a été condamné le 22 février par le tribunal d’Alexandrie à quatre ans de prison. Le juge, qui présidait l’audience, a déclaré qu’Abdel Kareem avait “créé un site Internet à travers lequel il a attaqué l’islam”, sur lequel il répandait “des idées erronées sur l’islam parmi ses camarades d’université”, comme celles que “l’islam appelait au terrorisme à la haine et au meurtre”. Le juge avait ajouté qu’il avait aussi “attaqué le régime et ses symboles”, en critiquant Hosni Moubarak.
Source

Prison ferme pour un journaliste tunisien : sanction intolérable et vindicative

Le journaliste tunisien, Slim Boukhdhir, a été condamné mardi, le 4 décembre 2007, à un an de prison ferme pour “outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions” (8 mois), “atteinte aux bonnes moeurs” (4 mois) et “refus de présenter ses papiers d’identité” (5 TND).
 
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) condamne (ici) la sanction “intolérable et vindicative” prononcée contre le journaliste tunisien Slim Boukhdir et appelle le gouvernement tunisien à cesser la persécution contre ce journaliste et activiste des droits de l’homme.
 
Les autorités utilisent ces plaintes pour envoyer le message à Slim ainsi qu’à d’autres journalistes indépendants que leurs écrits les conduiront ? des peines de prison”, a dit Aidan White, Secrétaire Général de la FIJ. “Il n’a pas expressément été accusé sur la base de ses travaux, mais il est difficile de croire le contraire. C’est le dernier incident d’une campagne intolérable et vindicative menée contre lui“.
 
Reporters sans frontières (ici) lance un appel aux représentations étrangères en Tunisie afin qu’elles expriment ouvertement leur soutien ? ce journaliste dans les plus brefs délais, sans quoi le verdict sera confirmé en appel et Slim Boukhdir ne pourra recouvrer sa liberté.
 
En Tunisie, on emprisonne les journalistes sous des motifs souvent éloignés de leur profession pour se prémunir de toute accusation de censure. Mais personne n’est dupe, Slim Boukhdir paye le prix de sa liberté de ton. Banni de la presse officielle tunisienne pour laquelle il travaillait, harcelé par les forces de l’ordre, ce journaliste ne s’est jamais découragé et a toujours cherché à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme commises dans le pays du président Zine el-Abidine Ben Ali“, a déclaré l’organisation.
 
L’observatoire pour la liberté de presse, d’édition et de création (OLPEC) estime qu’il s’agit d’un coup monté (ici) pour sanctionner Slim Boukhdhir pour ses articles sur la corruption publiés récemment dans la presse internationale et où il a mis en cause les proches de ben Ali. Cette “punition” a également pour but de le priver “légalement” de son passeport.
 
Amnesty International (ici) déplore cette lourde sanction, considère Slim Boukhdir comme un prisonnier d’opinion et demande sa libération immédiate et inconditionnelle.

Je blogue pour la liberté de parole : cessons les querelles inutiles !!

Je blogue pour la liberté de la parole d’accord … je blogue pour la liberté d’un journal bien précis … non ! “(dixit Infinity)

Alors, on ne s’est manifestement pas compris parce que sur le fond, nous sommes finalement d’accord. Le cas de Kalima est juste un exemple de plus, (faut-il dire de trop !), un prétexte à “libérer la parole”. L’idée est que l’omerta soit enfin levée sur de nombreux sujets ! Beaucoup de Bloggeurs s’autocensurent, n’osent pas appeler un chat, un chat, n’osent pas désigner les coupables dont tout le monde connaît l’identité (et je fais , je le sais partie de ceux qui sont parfois trop timides) c’est compréhensible, surtout lorsque l’on ne vit pas ? l’étranger. Mais si nous sommes plusieurs ? tenter de briser les tabous, d’ouvrir les verrous, bref “libérer” cette parole, nous ferons un pas, par cette “mise en mots” pour une mise à mort d’une situation qui pourrie et qui fait mal à ce pays qui nous est cher.

Serrons-nous les coudes plutôt que de nous invectiver, de nous diviser…on peut discuter de la manière et peut être ne pas se contenter d’une seule journée (voire par exemple la proposition de Speedy : mettre en ligne des articles ou des sujets censurés au pays) !!

Se perdre en querelles inutiles, entre personnes qui sont finalement d’accord sur le fond pour déplorer la situation d’État mafieux, l’hypocrisie d’un régime autoritaire, est une perte pour la crédibilité de la bloggosphère et peut être, je devrais ajouter sans prétention pour la véritable société civile de contre-poids, voire l’opposition démocratique qui évidemment ne saurait être monolithique.

Lorsque j’étais contre l’opération Note Blanche (sur la forme et non sur le fond évidemment) je n’ai pas fait de polémique, je n’ai pas voulu décrédibiliser cette action à laquelle d’autres croyaient, mais j’ai bloggué à ma manière sur le sujet en montrant une vidéo (ici).

Bref, la division des oppositions démocratique tue tout espoir de changement et c’est sur ce réflexe de repli sur des petites controverses intestines que comptent le pouvoir pour perdurer indûment.

Kalima Tunisie : libérez la parole

 

L’association mondiale des journaux (WAN), réunie actuellement à Cap Town, condamne fortement les pressions continues exercées à l’encontre du journal indépendant en ligne Kalima.
Depuis 2 semaines entre 30 et 60 policiers encerclent le siège de Kalima et empêchent les journalistes d’accéder à leur travail.
La WAN appelle les autorités tunisiennes à supprimer la censure, à mettre fin immédiatement à cette campagne de harcèlement contre Kalima, à laisser son équipe travailler librement et à lever les restrictions qui pèsent sur les journalistes et les publications. De plus la WAN appelle le gouvernement tunisien à prendre des mesures spécifiques pour se conformer aux lois et aux normes internationales en matière de liberté d’expression.
Après la “Note Blanche“, après “Je blogue pour le Maghreb“, à quand : “Je blogue pour libérer la parole “?.

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