Note blanche contre la censure et pour la liberté d’expression en Tunisie

Ben Ali : 21 ans, et plus si affinités…

 

Le président tunisien Ben Ali fête, vendredi 7 novembre, ses 21 ans de règne. Il met régulièrement en avant les progrès économiques et législatifs de son pays, mais les rapports sur la liberté de la presse sont accablants. La France ne semble pas pour autant s’en émouvoir

 

« L’espace des libertés progresse en Tunisie ». C’est ce qu’avait déclaré le président Nicolas Sarkozy lors de sa visite tunisienne vendredi 2 mai 2008. Ce n’est pourtant pas l’avis des diplomates français sur place. Le journal Bakchich info s’est procuré un télégramme diplomatique rédigé par l’ambassadeur de France en Tunisie. Dans cette note à diffusion interne, datée de la fin de l’été 2008, Serge Degallaix regrette « le contrôle étroit d’Internet par les autorités tunisiennes ». Il y évoque entre autre la « censure des sites d’information alternative sur la Tunisie, d’ONG internationales de défense des droits de l’homme, de partis d’opposition tunisiens et même des sites de partage de vidéo You Tube et Daily motion ». Alors que Zine El Abidine Ben Ali fête ce vendredi ses 21 ans de règne, où en est la liberté d’expression en Tunisie ?

 

L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF) place la Tunisie sur sa liste noire. 143ème pays sur 173 dans le classement RSF de la liberté de la presse, le pays de Ben Ali a encore du chemin à faire en matière de droits de l’Homme. Intimidations, censure, campagnes de dénigrement, poursuites pénales pour diffamation, il ne fait pas bon être journaliste en Tunisie. Le pays qui était 128 ème en 2002 dans le même classement a donc perdu en cinq ans 17 places, pour être l’avant dernier de la région après la Libye.

 

Les associations des droits de l’Homme françaises et tunisiennes qui espéraient une amélioration de la situation avec la visite du chef d’Etat français en mai dernier ont du ravaler leur enthousiasme assez vite. Nicolas Sarkozy, ardu défenseur des droits de l’Homme pendant sa campagne présidentielle a préféré ne pas froisser le président tunisien, semble-t-il. La secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’Homme, Rama Yade, qui l’accompagnait a été relayée au second plan alors que tout le monde l’attendait sur la liberté de la presse. Elle n’a pas rencontré le président Ben Ali mais des associations de la société civile. « On peut parler des droits de l’homme sans tabou et en même temps sans être provocant », a déclaré le porte-parole de l’Elysée. Une chose est sûre, la Tunisie ne s’est pas sentie froissée. Tellement peu froissée qu’elle a commandé 16 appareils à Airbus et signé un joli chèque de 360 millions d’euros à Alstom pour la construction d’une centrale thermique.

 

Un climat de terreur pèse sur les opposants

 

Nicolas Sarkozy ne rompt donc pas vraiment avec son prédécesseur Jacques Chirac. En février 2006, ce dernier félicitait chaleureusement son homologue tunisien par ces mots : « sous votre conduite, la Tunisie est entrée résolument dans le XXIème siècle(…). Le Sommet Mondial de la société d’Information à Tunis l’a rappelé. » Il a ensuite salué « des résultats encourageants pour la bonne gouvernance mondiale d’Internet ». Espérons que les internautes privés pendant plusieurs semaines du réseau social Facebook en août dernier avaient oublié cet épisode.

 

Les nombreux rapports des organisations de défense des droits de l’Homme estiment que ce petit pays du Maghreb ne fait guère plus de considérations des autres droits. « Garanties juridiques souvent violées, personnes arrêtées pour des motifs politiques, torturées alors que les auteurs des sévices sont impunis, défenseurs des droits humains harcelés,… », l’organisation Amnesty International rejoint RSF sur le climat de terreur qui pèse sur les opposants.

 

La Tunisie se défend pourtant régulièrement de ces accusations en rappelant les avancées du pays en matière législative et économique. Le président Ben Ali qui a fait lever la limitation des quinquennats et qui se présente en 2009 à sa propre succession aura, de toute façon, cinq ans de plus pour convaincre le monde que son pays est bien démocratique

 

Source

 

Nb : caricature via le blog Débat Tunisie 

Tunisie : Journée nationale pour la liberté de bloguer

 

Malheureusement, le dossier de la censure en Tunisie est plus que récurrent. Les bloggeurs tunisiens ont déjà organisé des actions contre la censure et se sont mobilisés contre les entraves faites à la liberté d’expression. Ce mardi, 4 novembre 2008, se tient une journée nationale pour la liberté de bloguer.

 

Depuis que les Tunisiens se sont mis à la sauce web 2.0, la blogosphère tunisienne est devenue une véritable « Chakchouka » bouillonnante et épicée, où peut enfin s’exprimer toutes sortes  d’émotions et d’idées, où se délient les langues, où l’on ose briser les silences et les tabous.

 

Le pouvoir n’est évidemment pas resté inerte devant tant d’audace auquel il n’était pas habitué. Il a donc tenté de bâillonner ces voix libres jugées tendancieuses. Mais qu’il le sache : il se heurte et se heurtera encore à l’obstination de ceux qui s’indignent de cette situation d’État mafieux, de l’hypocrisie d’un régime autoritaire, de la vacuité de la presse « officielle » et d’une opposition officielle fantoche.

 

Serrons-nous les coudes plutôt que de nous invectiver, cessons de nous perdre en querelles inutiles et rappelons nous sans prétention, que cette bloggosphère peut se targuer d’être un terreau fertile pour faire naître une véritable société civile de contrepoids capable de faire émerger une authentique opposition démocratique qui ne saurait être, bien entendu, monolithique.

Liberté provisoire pour le blogueur marocain Mohamed Erraji

 

 

Le blogueur Mohamed Erraji, condamné en première instance à deux ans de prison ferme pour avoir critiqué le roi, a bénéficié jeudi de la liberté provisoire, a indiqué à l’AFP Amina Bouayache, présidente de l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH, indépendante)…Lire la suite

 

A lire : Le roi encourage son peuple à l’assistanat

La « Paresse » Tunisienne : des mots, rien que des maux

Aujourd’hui sur les colonnes de La Presse :

 

Renforcer les libertés individuelles et la cohésion sociale

 

 

Dans un élan réformateur en parfaite symbiose avec l’esprit et la lettre de la Constitution et des standards internationaux en la matière, le Président Ben Ali a initié un processus de développement accru et régulier du système judiciaire national, dans lequel prévalent les principes de la primauté de la loi, le respect des droits de l’Homme et les valeurs de l’État de droit et des institutions.

 

Dialogue global avec les jeunes «La Tunisie d’abord» : Une libre expression

 

 

La jeunesse tunisienne est désormais apte à pratiquer le dialogue, et ce, par son respect au droit de chacun à la différence. C’est, somme toute, cette aptitude avérée qui lui a permis de s’approprier de nouveaux atouts sur la voie de l’accès aux hautes sphères de la décision politique dans ses multiples expressions (économique, sociale et culturelle).

 

Caricatures : Bakchich

Slim Boukhdhir: enfin libre

Reporters sans frontières a exprimé son soulagement ? l’annonce de la libération, le 21 juillet 2008, de Slim Boukhdir, intervenue quatre mois avant le terme de sa peine. Le journaliste indépendant a souffert de conditions de détention très difficiles ? la prison civile de Sfax (230 km au sud de Tunis), où il était incarcéré depuis le 26 novembre 2007.
“Nous accueillons la libération de Slim Boukhdir avec une joie immense. Comme Mohammed Abbou avant lui, Slim Boukhdir n’avait pas sa place en prison. Il a été privé de sa liberté pendant 238 jours et traité comme un criminel pour avoir dénoncé les dérives du pouvoir. Nous voulons voir dans la décision des autorités tunisiennes un gage de bonne volonté”, a déclaré l’organisation.
“Il faut que l’Etat tunisien mette un terme au harcèlement des journalistes indépendants et de leurs familles, aux saisies intempestives de la presse d’opposition et étrangère. Les autorités doivent également permettre un libre accès ? la Toile pour les internautes. Cela afin de créer des espaces de libertés et garantir la liberté d’expression en Tunisie”, a ajouté Reporters sans frontières.
Slim Boukhdir a été libéré le 21 juillet 2008 en fin d’après-midi. Contacté par Reporters sans frontières, le journaliste a remercié la communauté internationale qui s’est mobilisée pour demander sa libération. Malgré des conditions de détention difficiles (conditions d’hygiène insuffisantes, intégrité physique menacée par ses codétenus, privé de correspondance, de journaux indépendants), Slim Boukhdir a affirmé “avoir gardé un état d’esprit très fort”.
Source

À lire : Prison ferme pour un journaliste tunisien : sanction “intolérable et vindicative”

Foot en Tunisie : et si la « cocotte minute » sociale était proche de l’implosion

Le football, on le sait, entraine fréquemment dans son sciage, des actes de violences insensés. Le football tunisien n’échappe pas à cette triste règle. Toutefois, les derniers incidents, survenus pendant et après la finale de la Coupe de Tunisie interpellent à plusieurs égards.
Les actes de vandalisme et d’incivilités sont évidemment inexcusables, mais le milieu du football en Tunisie catalyse et illustre à mains égards les malaises sociaux dont souffre le pays : régionalisme, corruption et népotisme.
Si dans le Sud, les questions d’emplois sont à l’origine de la grogne sociale, au Sahel et à Tunis, c’est le foot qui exalte les passions et donne à des foules de jeunes déchainées, l’occasion d’exprimer colère et frustration. Deux symptômes d’une même maladie : des difficultés économiques et des souffrances sociales exacerbées par un « modèle tunisien » à bout de souffle. L’acceptation de l’autoritarisme et du paternalisme du pouvoir s’effrite à mesure que le volontarisme et la sollicitude affichés par le gouvernement et sensés améliorer le quotidien sont manifestement de plus en plus illusoires. Les « avancées démocratiques » et les progrès économiques ne sont que pure rhétorique réformiste instrumentalisée par un régime populiste qui sait s’attirer la bienveillance internationale.

Le foot sera-t-il un détonateur???

Tunisie : encore des manifestations…

À la une de La Presse d’aujourd’hui :

” Une marche a eu lieu, hier, dans la ville de Kasserine, avec la participation d’un grand nombre de citoyens, de militants du RCD, de représentants de la société civile et de cadres régionaux et locaux des différentes délégations du gouvernorat de Kasserine qui ont exprimé au Président Zine El Abidine Ben Ali leurs sentiments de reconnaissance et de considération pour les projets qu’il a décidés en faveur de ce gouvernorat, à l’occasion de la session extraordinaire du Conseil régional du gouvernorat de Kasserine, tenue vendredi sous la présidence du Chef de l’Etat” (suite…)
Drôle de pays que la Tunisie, chaque décision présidentielle fait sortir les habitants dans les rues pour qu’ils manifestent leurs remerciements au Rais. Il y’a peu on a assisté au même genre de « manifestation spontanée » à Gafsa (ici). Par tout ailleurs dans le monde, il semble que ce soit le contraire, on manifeste en générale pour contester les décisions du gouvernement.
Quelques questions :
1- Y-aurait-il risque de contagion à Kasserine, gouvernorat situé au nord de Gafsa?
2- Qu’attend-il pour confirmer ce secret de polichinelle ? Y-a-t-il même un suspens quant ? sa candidature pour 2009 (ici)?

Antoine Sfeïr : le meilleur agent de communication de Ben Ali

Dans une interview accordée à la « Pravda tunisienne » La Presse (ici), Antoine Sfeïr ne tarit pas d’éloge sur la Tunisie et surtout la clairvoyance de son président. Rien de véritablement surprenant de la part de l’auteur du « chier d’œuvre »: Tunisie, terre de paradoxes (ici) paru en 2006.

Voici quelques extraits de l’interview qui démontrent combien le politologue franco-libanais est habile dans le maniement de la brosse à reluire :

Comment jugez-vous le rôle de la Tunisie dans l’évolution des relations au sein du bassin méditerranéen ?

D’abord, politiquement, la Tunisie est devenue, contre vents et marées, une sorte de pont qui relie des gens qui ne se parlent pas. On l’a déjà vu lors du processus du 5 + 5. On le voit, aujourd’hui d’une manière très nette entre les pays du Maghreb et du Machreq de la rive sud d’un côté et ceux de la rive nord de l’autre. Économiquement, ensuite, et étant donné la présence de plus en plus accrue d’entreprises européennes, notamment françaises — 2300 sur les 3000 existantes —, la Tunisie peut devenir une base de ré-exportation ? partir du pays vers le reste de la région méditerranéenne.

C’est un rôle qui lui permet d’occuper, plus qu’une position. Je dirais que cette posture a été acquise grâce, essentiellement, à l’approche du Président Ben Ali qui a cherché à parler et à communiquer avec tous. Le tout sans trop faire de publicité ni de tapage autour de son propre rôle alors qu’il pouvait le faire. Mais il a eu le mérite de privilégier, plutôt, l’être sur le paraître.

Oui c’est sûr, la Tunisie, contrairement à d’autres, ne peut pas se targuer d’avoir un président bling bling. Lui et les siens préfèrent s’enfermer dans son palais de Carthage (ici et ). La discrétion est son maître mot. D’ailleurs les médias tunisiens démentent rarement ce fait. Lisez donc La Presse et vous verrez …

Croyez-vous qu’il s’agit-là d’une reconnaissance du modèle tunisien ?

Oui, je le crois. J’en suis même persuadé. Avant 2001, la Tunisie était une cible trop facile pour certains. Après 2001, elle a commencé à intriguer et à susciter l’intérêt des gens qui venaient constater de visu ce qui se passe dans le pays. Aujourd’hui, avec cette posture affirmée et ses convictions déclarées, non seulement au sein du bassin méditerranéen, mais aussi sur la scène internationale — n’oublions pas que le Fonds mondial de solidarité est une initiative bien tunisienne adoptée à l’unanimité par l’ONU — il y a une reconnaissance, ? la fois, des opinions publiques et des gouvernements qui voient en la Tunisie un modèle à tous les niveaux, à savoir du Chef de l’Etat, du gouvernement et du peuple tunisien dans son ensemble.

La corruption et le népotisme constituant notamment les deux piliers de ce fameux modèle (ici).

Je tiens à souligner que le modèle tunisien n’est pas uniquement celui de passerelle, mais aussi un modèle de non-fracture sociale au sein de la société tunisienne. Cette fracture qui ébranle, aujourd’hui, les sociétés européennes dans les pays les plus avancés et les plus riches. Or, sans richesse, la Tunisie a réussi ? réduire ladite fracture grâce à des programmes adéquats et à des initiatives répétées du Chef de l’Etat.
Certainement le meilleur passage de cet entretien! Les événements de Redeyef ne sont certainement le fait que de quelques éléments perturbateurs (ici et ) et n’illustrent nullement le malaise social ambiant. Les disparités de richesse croissantes et l’inflation des prix des biens de consommation courants épargnent la Tunisie, petit paradis sur terre où le Raïs veille et pourvoit aux besoins de tous grâce au racket organisé du 26-26.
Comment est perçue, justement, selon vous, cette réussite du modèle tunisien en Europe ?
Les visiteurs de la Tunisie, notamment les personnes âgées, viennent d’Europe admirer le climat de quiétude, de paix, de stabilité et de sécurité, et par voie de conséquence, y passer des jours paisibles. Les intellectuels y voient, pour leur part, un exemple de réussite dans la mesure où la classe moyenne est érigée et générée par le système qui a favorisé la généralisation de l’enseignement et de l’éducation et l’accès au savoir pour tous.
Or, tout le monde sait que l’émergence d’une éventuelle opposition a lieu au sein de cette classe moyenne et parmi les intellectuels. Mais, un cas rare en son genre, la Tunisie a tout fait pour élargir la base de cette classe.
Et mieux faire taire cette opposition démocratique naissante, laissant des classes toujours plus nombreuses de jeunes diplômés rejoindre les rangs déjà fournis de chômeurs désabusés et aigris par le système qui ne rêvent que de Harka (émigration) (ici, ici et ) ou ? qui il ne reste que les stades de football comme exutoire ? leurs frustrations (ici et ).

D’ailleurs les Nations Unies viennent de reconnaître les grands progrès réalisés en matière de droits de l’Homme et, lors de sa récente réunion, la commission ad hoc de l’ONU vient de le confirmer. Ceci prouve, si besoin est, que les choses bougent et avancent dans le bon sens. Et cela donne des résultats tangibles.
Des résultats tout à fait tangibles et manifestes, notamment pour la blogosphère et ceux qui sont tombés sous les coups de serpe du fameux Ammar 404 (ici). Sans parler de tous ces autres que l’on veut faire taire…

Reste que les irréductibles dogmatiques ne veulent pas reconnaître qu’ils ont eu et ont tort.
Blogueurs qui entendez bloguer le 1er juillet pour la liberté d’expression (ici), vous faites certainement partie des cyniques et dogmatiques ici pointés du doigt par le très sérieux Antoine Sfeïr !

 

Je blogue pour la liberté d’expression : 1 juillet 2008

L’année dernière Samsoum a invité les blogueurs à s’exprimer le 1er juillet pour libérer la parole et briser les tabous en Tunisie. Cette journée a remporté un certains succès (ici).

L’actualité et les récents événements du bassin minier de Gafsa (ici et la ) imposent, plus que jamais, que nous manifestions notre vigilance face  à la désinformation et au black out des sources officielles.

Le 1er juillet prochain, les blogueurs intéressés sont appelés ? faire vibrer leur clavier au nom de la liberté d’expression. Cette journée est une initiative non partisane, ouverte  à tous ceux qui ne supportent plus l’hypocrisie et la langue de bois,  à ceux qui veulent briser les tabous qui étouffent la société Tunisienne.

Soyons au rendez-vous !

Je republie ce que j’ai écrit l’année dernière (ici) en constatant qu’il est toujours adapté  à la situation actuelle :
Beaucoup de Bloggeurs s’autocensurent, n’osent pas appeler un chat, un chat, n’osent pas désigner les coupables dont tout le monde connaît l’identité (et je fais, je le sais partie de ceux qui sont parfois trop timides) c’est compréhensible, surtout lorsque l’on ne vit pas  à l’étranger. Mais si nous sommes plusieurs ? tenter de briser les tabous, d’ouvrir les verrous, bref “libérer” cette parole, nous ferons un pas, par cette “mise en mots” pour une mise  à mort d’une situation qui pourrie et qui fait mal  à ce pays qui nous est cher.
Serrons-nous les coudes plutôt que de nous invectiver, de nous diviser…on peut discuter de la manière et peut être ne pas se contenter d’une seule journée!!Se perdre en querelles inutiles, entre personnes qui sont finalement d’accord sur le fond pour déplorer la situation d’État mafieux, l’hypocrisie d’un régime autoritaire, est une perte pour la crédibilité de la bloggosphère et peut être, je devrais ajouter sans prétention pour la véritable société civile de contre-poids, voire l’opposition démocratique qui évidemment ne saurait être monolithique.
Bref, la division des oppositions démocratique tue tout espoir de changement et c’est sur ce réflexe de repli sur des petites controverses intestines que comptent le pouvoir pour perdurer indûment.

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