Chômage des Maghrébins: «Une honte pour le Québec»

Il y’a quelques mois, le quotidien La Presse de Montréal a publié un dossier intéressant sur les obstacles que rencontrent les Arabes du Québec pour décrocher un emploi (ici). Aujourd’hui, le même quotidien un autre article sur le même sujet intitulé Chômage des Maghrébins: «Une honte pour le Québec»
Dans l’article on apprend que « les maghrébins forment le groupe le moins choyé à ce qui a trait au marché du travail. Alors que le taux de chômage de la population en général est à 7% au Québec, pour les Maghrébins, la situation est toute autre avec un chiffre qui frôle les 28% pour les immigrants qui sont ici depuis moins de cinq ans. »
La communauté maghrébine blâme notamment «l’inaction» du gouvernement face à ce problème. Quant aux raisons de cette «exclusion», les intervenants refusent de jouer la carte du racisme. On indique que les immigrants maghrébins sont trop qualifiés pour les emplois offerts : 45% ont des qualifications universitaires techniques contre 31% pour la population en général.

Pour tous ceux qui pensent encore que le Québec est un eldorado, il est temps de faire tomber le mythe et de briser le miroir aux alouettes! Le « passeport » pour une vie meilleure n’est pas assuré. Les sacrifices de l’expatriation en valent-ils la peine? Pas sûr, à moins d’avoir un projet professionnel sérieux et fiable qui l’attend, l’immigrant doit réfléchir à deux fois et évaluer s’il s’agit effectivement d’une opportunité.

La politique d’immigration tel qu’elle est actuellement mené par le Canada et par le Québec ne permet pas d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés. Pourquoi accepter des gens surqualifiés pour les postes à pourvoir? L’intégration doit-elle se faire au prix d’une déqualification?

Mises au point pour Nabila Ben Youssef, tunisienne et humoriste québécoise

Suite à la lecture de cet article (ici) paru aujourd’hui dans le Quotidien Québécois Le Soleil, mon sang ne fait qu’un tour et je sens que je me dois de faire quelques mises au point :
 
Dès le préambule, on comprend quel type de message tendancieux, l’humoriste fait passer dans ces entrevues à la presse. Le journaliste ne se permet–il pas de comparer «la froideur sociale de son «père pays» phallocrate pour connaître la chaleur humaine de sa mère patrie d’adoption [le Québec] » ?

1ère mise au point : L’on peut critiquer la société tunisienne sur de nombreux aspects, mais considérer que la Tunisie se caractérise par une « froideur sociale » me semble injuste pour ne pas dire inepte ou carrément malhonnête. S’il est bien l’une chose que l’on remarque en Tunisie c’est l’accueil chaleureux et la traditionnelle hospitalité avec laquelle l’étranger ou le touriste est reçu. A moins que par cette expression, le journaliste ou l’humoriste, on ne sait pas trop à qui attribuer la paternité/maternité du propos n’est voulu dire totalement autre chose, mais le problème c’est que l’on ne comprend pas très bien et qu’il eut fallu expliciter avant d’utiliser une formule aussi ambiguë.

2ème mise au point : Parler de la chaleur humaine de la société d’accueil québécoise, ce n’est peut être pas totalement faux, mais il est tout de même surprenant de constater que des médecins, des ingénieurs, des doctorants éprouvent semble t’il un peu plus de mal à s’intégrer et à se faire accepter qu’une « petite comique ». N’affirme t’elle pas : « une Tunisienne comme moi peut faire carrière dans le show-business québécois mais pouvez-vous imaginer un humoriste québécois faire carrière là -bas?»
Au mieux, elle veut ignorer ou occulter totalement certaines réalités des immigrants d’ici qui malgré leurs efforts, n’en font manifestement pas toujours assez; au pire, elle est prête à tout pour flatter les égos chauvins… Quant à la comparaison avec l’aventure d’un humoriste québécois en Tunisie, elle est infondée. Car celle qui aime aussi à se faire appeler, l’«arabe cochonne», ne fait pas rire avec un humour typiquement tunisien qui joue plus sur la subtilité et l’ironie que sur le plaisir, certes exutoire, de se laisser aller à la grossièreté. En somme, elle utilise bien les ressorts comiques susceptibles de rencontrer le goût de son public québécois.

3ème mise au point : Mademoiselle Ben Youssef a bien compris comment fonctionne le milieu du show-bizz québécois puisqu’elle a manifestement choisi de séduire les souverainistes en déclarant vénérer le père du Parti québécois René Lévesque. Toutefois, lorsque, par humour, elle pense pouvoir le comparer à Mahomet «pour son grand amour des femmes!», une fois de plus, je constate qu’on n’a pas le même sens de l’humour et que son sens de l’analyse du politique est aussi médiocre que celui de sa réflexion religieuse. (Et pourtant, je suis de ceux et celles qui pensent et affirment qu’on peut rire de tout !)

En conclusion, la stratégie marketing de Nabila Ben Youssef qui vise tout bonnement à vendre son spectacle et à se bâtir une petite célébrité au Québec, au prix de clichés et de stéréotypes qu’elle entend pourtant dénoncer, est tout simplement déplorable. Si Nabila Ben Youssef entend devenir un porte étendard de l’égalité homme-femme en Tunisie, elle ne me semble pas choisir la meilleure voie. Les droits acquis par le statut de la femme de 1956 marquèrent une avancée considérable pour un pays musulman, il est vrai cependant que l’on se doit de rester lucide et ne permettre à quiconque de s’endormir sur des lauriers poussiéreux. Les Tunisiennes qui font avancer les choses, sont celles qui travaillent et dans leur vie quotidienne se battent pour que le respect de l’égalité homme-femme ne soit pas un vain mot, bien plus que celles qui prétendent faire tomber les murs du paternalisme en flattant l’égo de son public québécois.

Vous pouvez voir ici quelques extraits pas drôles de son spectacle : Arabe et cochonne bio.

NB : A l’origine, son spectacle s’intitulé «Musulmane et cochonne»

Un nouvel imam montréalais : future star médiatique controversée !

On a déjà beaucoup parlé de l’imam Jaziri et de ses sorties médiatiques. Mais je viens de découvrir un autre Imam montréalais, Abou Hammaad Sulaiman, qui ? travers son livre : “L’Islam ou l’Intégrisme ? À la lumière du Qor’an et de la Sounnah“, librement téléchargeable (ici) sur Internet, nous livre une vision plutôt rétrograde de l’islam. D’après cet Imam, ce livre a pour objectif de clarifier certaines allégations et attaques mensongères des mécréants et des Mounafiqouns (hypocrites). Contrairement à Mohamed Talbi et Malek Chebel, deux exemples d’intellectuels modérés cherchant à donner de l’islam, une image davantage ancrée dans la modernité, l’imam Abou Hammaad Sulaiman chercherait-il à soulever un vent de controverse dans un Québec déjà ébranlé par les vifs débats des accommodements raisonnables?

Voici quelques extraits “bruts” qui m’ont interpellés :

Libération de la femme

 

“En réalité, ceux qui sont les plus heureux de la «libération» de la femme, ce sont ces hommes irresponsables, qui veulent satisfaire leurs appétits sexuels sans avoir aucune responsabilité et aucun devoir envers la femme. Comme une chanson québécoise bien connu le dit : «Femme de rêve, femme d’espoirs heureux, comment puis je faire pour être près de vous en restant libre». On ne peut pas être plus clair que ça ! La femme libérée de sa famille, de son mari, de sa religion, de son Dieu, devient l’esclave de tous les hommes pervers de la société.”

 

 

“La polygynie (voir ici : la polygynie et les obligations du Canada en vertu du droit international en matière de droits de la personne) pour est encore plus nécessaire aujourd’hui, qu’elle ne l’était dans le temps du prophète. Dans tous les pays où la polygynie est interdite; la prostitution est légale; l’adultère est légal, le mariage d’un homme avec un homme; et d’une femme avec une femme est légal; les familles monoparentales et la délinquance sont des choses devenues courantes. Alors comment ces ignorant(e)s peuvent-ils (elles) vouloir interdire ce que Dieu a permis pour régler ces problèmes!”

Le Québec et ses 3000 sectes

“Cependant les lois de Koufr et les droits de l’homme permettent tout ces crimes et permettent à n’importe qui de créer sa propre religion pour une somme de 30$. Seulement au Québec, il y a plus de 3000 sectes, une chose pareille est inconcevable. Le Québec au début du siècle était purement catholique, avec quelques protestants et quelques juifs et voilà qu’il est devenu comme l’Inde, avec des milliers de religions et de croyances différentes. N’importe quel fou peut prétendre avoir un rêve ou une vision, puis faire enregistrer sa secte et avoir des subventions et avoir toute la liberté qu’il désire pour prêcher ses mensonges et sa corruption. Et l’exemple du juif Raël n’est qu’un seul exemple parmi d’autres. Ce diable humain et ses semblables, sont protégés par la Déclaration des droits de l’homme «mécréant» ! ”

Idoles de l’occident

Les ennemis de l’Islam, qu’ils soient des mécréants ou des Mounafiqouns des pays musulmans, se basent tous sur les «idoles» de l’Occident. Ces idoles sont les principes de démocratie, de droits de l’homme, de laïcité, de liberté, d’égalité, de modernité, ainsi que beaucoup d’autres principes qui ne sont supportés par aucune preuve d’Allah, ni par aucune raison, ni logique ou preuve scientifique.”

Qui est cet Imam (extrait d’un forum musulman, ici)

«Abou Hammaad Sulaiman Dameus Al-Hayiti est un canadien d’origine haïtienne. Né au Canada, dans la ville de Montréal. Il a grandit dans une famille catholique. En avril 1991, il se convertit à l’Islam. Depuis, il étudie l’Islam et la langue arabe. En 1995, il fut accepté à l’université Islamique de Al-Madinah An-Nabawiyyah, en Arabie Saoudite. Il reçut, l’année suivante, un certificat en langue arabe et compléta, par la suite, deux ans dans la faculté des Sciences reliées aux Hadiths (Koulliyyatul-Hadith) entre les années 1999 et 2001. Il donne des cours à la Mosquée Dar Al-Arqam à Montréal (Association Musulmane De Montréal Est 3661, rue Jean-Talon Est), et traduit des livres de l’arabes au français. Il tente de quitter le Canada pour faire le Hijrah (immigration) vers un pays musulman. Qu’Allah lui facilite! Ainsi qu’à tous les musulmans! Amine. »

“Voyez par exemple comment au nom de la liberté, les mécréants permettent à leurs femmes de marcher nues sur les trottoirs et dans les rues : (L’approche du mois de juillet semble bien choisie pour faire le point sur les conséquences de la cour d’appel de L’Ontario, selon lequel les femmes peuvent se dénuder la poitrine en public. Pas seulement parce que la chaleur estivale pousse à se déshabiller1, mais surtout parce qu’il faut voir ce bizarre jugement, comme une manifestation de l’identité canadienne. Le Canada est en effet unique. Il n’existe aucun pays industrialisé ou les femmes peuvent se promener les seins nus dans les rues. […] Bien sûr, dans plusieurs pays, on le sait, les femmes se découvrent la poitrine sur les plages, notamment en France. La nudité, tant chez les hommes que chez les femmes est fréquente dans les pays nordiques. Mais invariablement, ces modes vestimentaires sont circonscrits ? des lieux et à des activités précises comme le bronzage, la baignade ou la communion avec la nature. Dans les rues ont se rhabille. Si le Canada se distingue d’une façon aussi radicale que ridicule, ce n’est pas le fruit du hasard, mais le prolongement de deux éléments liés à son identité. Le jugement de la cour d’appel de l’Ontario n’aurait pas été possible sans les effets conjugués de la Charte canadienne des droits et libertés, avec son culte de l’égalité et de la «political correctness» qui domine les valeurs anglocanadiennes.) Il est triste de voir comment des gens perdent complètement la tête, lorsqu’ils rejettent la foi et la soumission à Allah ! ”

“Ceux qui veulent nier la différence entre la femme musulmane et la femme mécréante, au nom de l’humanisme, du féminisme et de l’égalité, n’ont pas compris la réalité de l’Islam. La femme musulmane est supérieure à la mécréante par sa foi et sa religion, parce qu’elle a compris la Parole d’Allah. Les femmes mécréantes qui ont été séduites par le discours enfantin, naïf et simpliste du féminisme, n’ont rien réglé des problèmes qui existent dans les sociétés occidentales. Au contraire, elles n’ont fait que les aggraver. ”

Liberté d’expression

“Regarder ce qu’on fait de la liberté d’expression en occident. On laisse la parole au «peuple» bête et ignorant et on le laisse dire n’importe quoi. Si vous avez déjà écouté une ligne ouverte vous savez de quoi je parle ! Des émissions comme Oprah, Claire Lamarche, Droit de parole, Parler pour parlez au Québec et bien d’autres, sont toutes des exemples de cette démocratie stupide qui laisse les ignorants dire tout ce qui leur passe par la tête. On les entend parler du Hijab ? l’école un jour, puis le lendemain, ils parlent de l’avortement ! Chaque jours, ils sautent d’un sujet à un autre, sans jamais régler un seul des problèmes de la société. Leur but n’est que de confondre et de divertir les gens, pour les empêcher de réfléchir.”

Polygamie

Soldats Québécois en Afghanistan : Good morning, Afghanistan!"

Battle for Sangisar. Exclusive footage from Canadian reconnaissance squadron, which led weekend battle in Sangisar. Video courtesy of Cpl. Philippe Lemieux (see story here)

Radio-Canada "Enquête" au pays de Jaziri

La déportation en Tunisie de l’imam Saïd Jaziri (ici) soulève de troublantes questions. A-t-il été victime d’un lynchage public pour ses propos souvent controversés? Le gouvernement canadien a-t-il renié ses engagements internationaux en matière de protection des réfugiés? Sa sécurité est-elle vraiment menacée en Tunisie? Une enquête de Montréal à Tunis, en passant par Ottawa, sur les dessous d’une affaire qui teste les limites de notre tolérance en tant que société d’accueil. (Source)

(Cliquez sur le titre pour voir le reportage de Radio-Canada)

Au pays de Jaziri

Le Business des prêts et bourses au Québec !

”Le régime d’aide financière aux études administré par le ministère de l’Éducation est un panier percé d’où s’échappent, chaque année, plus de 5 millions de fonds publics. ”

Ce constat est fait par le Vérificateur général du Québec, dans le premier tome de son rapport 2007-2008 déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

Comment se fait-il que des étudiants reçoivent des prêts et des bourses sans même que leurs dossiers scolaires ne soient jamais examinés? Je connais plusieurs cas d’étudiants qui n’ont jamais obtenu de meilleures notes qu’un E, qui ont pu se réinscrire dans plus de 3 universités éparpillés au Québec en seulement 3 ans, tout en résident dans la même ville!!! Et pendant ce temps, ils continuent toujours de bénéficier des prêts et bourses ?!! En fait, ces étudiants ne fréquentent jamais les institutions dans lesquels ils sont inscrits à temps plein, comme on peut s’en douter lorsqu’on voit à leur dossier qu’ils ne passent jamais aucun examen !
Je me demande dans quelle mesure, les gouvernements, devant tant d’inaction, ne se rendent pas coupables de l’arnaque des prêts et bourses, devenue un vrai « business » pour certains faux étudiants?
La solution est pourtant extrêmement simple et pas si coûteuse en temps et organisation pour l’administration… Il suffirait tout simplement de fournir un relevé de notes lors de la demande de prêts et bourses… mais c’est là rompre un vrai tabou, puisqu’ il s’agirait d’ouvrir la porte à une sorte de sélection…mais devant tant d’excès et d’abus dans une province déjà fortement endettée et qui se fait fort de défendre son système d’éducation, ne faut-il pas trouver des moyens radicaux de sauver le navire avant qu’il ne sombre.

La Tunisie vue par des journalistes québécois : bienvenue au pays du jasmin et…des policiers !

L’expulsion de l’imam Jaziri et le cirque médiatique qu’elle a suscité ont braqué les projecteurs des médias québécois sur la Tunisie. Depuis une semaine, leurs envoyés spéciaux découvrent et rapportent la face cachée du pays du jasmin.

D’après l’envoyé spécial de Radio Canada en Tunisie, Guy Gendron, la liberté de presse n’est pas un principe fondamental en Tunisie (ici). Le journaliste de La Presse, Marc Thibodeau raconte qu’il a été pris en en filature (ici). Ce dernier récidive aujourd’hui avec un autre papier publié dans La Presse, intitulé Droits de l’homme en Tunisie: sous le sable, les policiers (ici). Des témoignages qui viennent contredire les propos de Pauline Marois, la chef du Parti Québécois, qui, cette semaine, qualifiait la Tunisie d’«Etat de droit».

Le journaliste de La Presse découvre les effets d’une obsédante mégalomanie omniprésente : « on croise à plusieurs carrefours d’énormes portraits du président Zine el-Abidine Ben Ali, tout sourire. De petits portraits sont aussi disposés dans la plupart des commerces et des restaurants ».

Il constate également la pauvreté journalistique, remarquant que « les principaux médias soulignent avec régularité les réalisations du dirigeant de 71 ans, qui fêtera dans moins de deux semaines le vingtième anniversaire de son arrivée au pouvoir, date historique désignée comme le «Changement » ; Et relatent les interventions de formations politiques officiellement reconnues comme le Parti de l’unité populaire, qui saluait cette semaine en conférence de presse les efforts incessants du régime en faveur du développement du pays. »

Le journaliste considère que « sous cette «démocratie de façade» se cache un État policier qui réprime violemment toute dissidence ». Il rapporte le témoignage de Mohamed Abbou, avocat, libéré après la visite de Sarkozy en Tunisie : «En prison, j’entendais chaque nuit des cris de détenus qui demandaient pitié à leur bourreau».

Il conclue sur l’apparente résignation des Tunisiens, derrière laquelle pointe l’exaspération : « La population, dans la rue, se montre peu loquace lorsqu’il est question de parler du régime. «Je vous dis ça parce que vous êtes un étranger. Mais si vous étiez d’ici, je ne dirais pas un mot», a déclaré un chauffeur de taxi après s’être indigné du nombre de panneaux montrant le dirigeant tunisien ».

Aujourd’hui cependant, précisons que la jeune et active bloggosphère tunisienne, au pays et à l’étranger, ne se résout pas ? accepter le silence. Le premier juillet dernier, plusieurs blogueurs tunisiens ont organisé une action : je blogue pour la liberté d’expression en Tunisie qui a rencontré un certain succès.

Quand un journal tunisien se porte à la défense de l’Imam Saïd Jaziri

Le Journal (torchon) Tunisien, Le Quotidien, vient de pondre aujourd’hui un article sur le controversé Imam Saïd Jaziri. L’article rédigé comme toujours par un anonyme (en Tunisie, rare sont les journalistes qui affichent leur nom) a pour titre :
Lors d’une procédure d’expulsion du Canada : Le calvaire d’un Tunisien…
Saïd El-Jaziri confirme: «J’ai eu à subir un traitement barbare lors de mon expulsion du Canada. Je suis fier de la sympathie et de la sollicitude qui m’ont été témoignées en Tunisie».

Nous avons pris contact avec M. Saïd El-Jaziri qui a dit avoir fait l’objet, lors de son expulsion, «d’un traitement barbare et incompatible avec les règles les plus élémentaires des droits de l’homme», précisant qu’il avait été conduit jusqu’à l’aéroport dans une ambiance de terreur, avec des menaces verbales et implicites comme s’il devait «aller au couloir de la mort».

Menotté et enchaîné, il a été cloué à son siège à bord de l’avion pendant six heures, sans même avoir la possibilité de se rendre aux toilettes.

Ce n’est qu’après l’atterrissage de l’appareil, sur un aérodrome privé au Canada qu’il a pu satisfaire ses besoins, mais avec un surplus de chaînes. Les agents de la sûreté canadienne l’ont ensuite traîné vers l’avion et roué de coups, bien que sachant qu’il était en grève de la faim depuis huit jours. C’est dans un état de santé déplorable qu’il a débarqué ? l’aéroport international de Tunis-Carthage. «J’étais pratiquement à l’état de cadavre», a-t-il affirmé.

Concernant les conditions de son arrivée à l’aéroport de Tunis-Carthage, M. Saïd El-Jaziri a déclaré qu’il a été «traité en Tunisien dans son propre pays» et que les formalités d’entrée ont été effectuées normalement. Il a ajouté que son état de santé a retenu l’attention du médecin l’ayant ausculté à l’aéroport. Il a ensuite pris un taxi pour rentrer normalement au domicile familial.

M. Jaziri a tenu à souligner que les agents canadiens, qui avaient fait le voyage avec lui, ont confirmé ses propos et ne les ont pas démentis.

M. Jaziri a tenu à exprimer ses remerciements aux autorités tunisiennes pour les conditions et le traitement qui lui ont été réservés en tant que citoyen tunisien. «C’est là , a-t-il dit, une attitude qui est à notre honneur et sert de leçon de comportement civilisé et de respect des droits de l’homme».

Nul doute que ce cas suffit à dévoiler l’inanité des allégations dont certains se gargarisent. Aura dit vrai celui qui a dit «Ta maison est en verre, évite de lapider autrui». (Commentaire d’un journaliste).

Source : Le Quotidien
 
En lisant de telles inepties, on manque de s’étrangler. Et bien, puisque tout est beau et que l’accueil est si « merveilleux » en Tunisie, que ne fut–il pas plus tôt incité à rentrer à En même temps, cela illustre bien le niveau de nullité où se retrouve la grande majorité de la presse tunisienne, qui acculée à la médiocrité rapporte absolument n’importe quoi même dans le cas de faits divers.
 

Femmes lapidées de France : Venez témoigner au Québec !

Non ce n’est pas une blague. Le sérieux et désormais célèbre conseiller municipal d’Hérouxville, André Drouin a affirmé lors de la présentation de son mémoire devant la Commission Bouchard-Taylor qu’il fallait tout faire pour prévenir la future et très certaine recrudescence de lapidations qui ne manqueraient pas d’arriver avec le flot de musulmanes immigrant dans la belle Province. D’après l’expert ès accommodements raisonnables, si en France, il y a eu de nombreux cas de lapidations, le Québec doit se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. Interloqués les Commissaires semblent prêts à le reprendre, mais il insiste et persiste ; André Drouin serait même prêt à faire venir témoigner des victimes françaises de la lapidation devant la Commission.

Juste un détail, certes sordide, mais néanmoins important, si lapidations il y avait eu en France, les victimes ne pourraient plus témoigner car elles ne seraient probablement plus de ce monde…

Encore une belle illustration d’une construction médiatique. Mais si l’on est débarrassé de l’Imam Jaziri, pour ce qui est de ce conseiller (municipal) très spécial, on est définitivement « pogné » avec … A moins que comme le faisait ironiquement remarquer le Commissaire Bouchard, « certains parviennent à le renvoyer en enfer »….

Soyons indulgents, ne lui jetons pas la pierre, il se dit lui-même « innocent ».

En attendant, le « freak show » continue !

Assemblée Nationale du Québec : une vraie ligue d’improvisation !

Le Québec est réputé pour compter la plus grande concentration d’humoristes per capita. La preuve, il y a même une très sérieuse École Nationale de l’Humour. Pourtant pour faire éclore de nouveaux talents, rien de mieux que la politique. Comme en témoigne cette vidéo, les élus québécois ont le don de transformer l’Assemblée nationale en un ring d’improvisation.

On aura bien noté que désormais le mot « girouette » est banni du lexique du parlement québécois.

Jean Charest, le premier ministre du Québec a traité le leader de l’opposition Mario Dumont de «girouette nationale».

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