Peines sévères contre les dirigeants du mouvement de protestation sociale: « La Presse » Tunisienne contre-attaque
Il y a de quoi de se demande si le procès des dirigeants du mouvement de protestation sociale de Redeyef s’est réellement déroulé ou si c’est juste un cauchemar imaginé par quelques opposants malveillants ou des occidentaux toujours avides de « juger » la situation des droits de l’homme en Tunisie.
Pire, dans son numéro de samedi, le Quotidien La Presse, la propagande officielle du régime tunisien, a fait un spécial Gafsa avec moult articles courageux sur les réalisations du Rais.
Voici comment un de ces articles commence :
L’année 2008 aura été pour le gouvernorat de Gafsa une année mémorable, aussi bien sur le plan des réalisations économiques que du développement social…
Je vous épargne la suite de cet article, et je vais le finir par cette dépêche de l’AFP :
Tunisie: interpellations lors d’une manifestation dans la ville minière de Gafsa
Les forces de l’ordre tunisiennes ont interpellé vendredi plusieurs manifestants à Gafsa à l’occasion du procès des dirigeants du mouvement de protestation sociale qui a secoué cette région minière du sud-ouest tunisien au début de l’année, a-t-on appris samedi de source gouvernementale.
“Quelques personnes ont tenté de perturber l’ordre public (dans cette ville) par des attroupements anarchiques sur la voie publique. Elles ont été dispersées et quelques interpellations ont eu lieu“, a déclaré ce responsable sans préciser le nombre de personnes arrêtées.
De son côté, une source de l’opposition a fait état de “confrontations entre les forces de police et de jeunes manifestants dans la ville de Redeyef”, une autre ville de la région.
Les manifestants, qui “scandaient des slogans dénonçant les peines sévères prononcées contre Adnane Hajji (le porte-parole du mouvement) et ses compagnons, ont été dispersés par l’usage de bombes lacrymogènes”, a précisé le Parti démocratique progressiste (PDP), une formation de l’opposition légale.
Au terme d’un procès mouvementé, six dirigeants du mouvement de contestation sociale ont été condamnés à 10 ans de prison ferme, 27 prévenus ont écopé de deux ans de prison avec sursis à six ans de réclusion, tandis que cinq autres ont été relaxés.
Ils étaient jugés notamment pour “participation à une entente criminelle visant à préparer et commettre des attentats contre les personnes et les biens, troubles à l’ordre public et rébellion armée”.
L’agitation dans le bassin minier de Gafsa, ville située à 350km de Tunis, a débuté en janvier dernier sur fond de revendications sociales causées notamment par la cherté de la vie, le chômage et le népotisme.
Depuis, le gouvernement a multiplié les mesures pour y améliorer la situation, lancer des projets et créer des emplois
(AP | 13.12.2008 | 21:44)








