Ségolène Royal : “Oui, j’ai inspiré Obama”

Obama “inspiré” par Royal : c’était de l’humour !

Ségolène : encore une bourde Royal

Décidément, chaque fois que Ségolène s’exprime sur le Québec, elle ne peut s’empêcher de faire une bourde ; à croire que c’est plus fort qu’elle !
 
Recevant mercredi, le Ministre responsable de la région de Québec, Philippe Couillard, à l’occasion des festivités organisées à La Rochelle pour le 400ème anniversaire de la Ville de Québec, Ségolène n’y est pas allée avec le dos de la cuiller comparant les Québécois aux Tibétains….
 
Voici en effet ce que l’on peut lire dans le site du journal Le Soleil de Québec (ici):

Pendant 400 ans, ces gens qui sont partis d’ici pour s’installer au Canada ont résisté pour conserver la langue française malgré les répressions et les morts. C’est une histoire de grandes réussites, mais aussi de grandes souffrances. Que l’on puisse aujourd’hui commémorer notre histoire commune nous apprend que derrière, il y a eu du courage, de l’énergie, de la volonté», a soutenu Mme Royal, en comparant le combat des émigrants en Nouvelle-France à celui des Tibétains.

Voilà une belle manière de se distinguer de son désormais grand rival au poste de Secrétaire général du PS, Bertrand Delanoë. Tandis que le maire de la capitale fait du Dalaï Lama, un citoyen d’honneur de la Ville de Paris, la Présidente de la région Poitou Charente ridiculise la cause tibétaine en se laissant aller à une comparaison anachronique et totalement inepte qui révèle un goût prononcé pour l’exagération, quitte à faire dans le ridicule!

Ségolène Royal : la machine ? soutenir !

La présidente de la région Poitou-Charente est peut être très demandée pour soutenir les candidats socialistes aux municipales, elle sait compter ses efforts et trouver les moyens les plus efficaces : le « copier-coller » vidéo.
Soit elle est mal conseillée pour sa communication, soit elle n’a pas compris que sur Dailymotion, le refrain allait vite être repéré; soit elle pense que les internautes et les électeurs sont plutôt bêtes, soit elle croit en leur indulgence…

Radio-Canada : Les coulisses de la défaite de Ségolène Royal

Dans une entrevue accordée à Luc Chartrand, journaliste à Radio-Canada (ici), Ségolène Royal, fidèle à elle-même, s’accroche vaille que vaille à son rêve de présidente.

Je n’ai pas lu son livre “bilan”, mais en attendant, pas l’ombre d’une autocritique dans cette interview ! Même concernant sa bourde sur la souveraineté du Québec.

Ségolène Royal a conclu cet entretien en déclarant qu’elle serait au premier rang de la rénovation de la gauche et du PS.

Et bien il serait temps de s’y mettre et de cesser les petites querelles intestines, car si on en croit le dernier sondage CSA (ici), plus de la moitié des Français estime que les interventions et prises de position du PS “vont plutôt dans le mauvais sens”.

A l’heure où la machine Sarkozy commence à se gripper, il faudrait que l’opposition se réveille et joue pleinement son rôle pour le bien de tous.

Ségolène Royal : pour l’autonomie, contre la réforme !!!

Mardi 20 novembre 2007 : L’autonomie des universités est une bonne réforme
Souvent là où on ne l’attend pas, Ségolène Royal a donné un coup de pouce inattendu au gouvernement, alors que des universités sont en grève contre la loi de Valérie Pécresse votée l’été dernier. Parlant des «jeunes étudiants qui aujourd’hui sont dans la rue», l’ex-candidate socialiste à l’élection présidentielle a réaffirmé que «l’autonomie des universités est une bonne réforme», car «il faut relier l’enseignement supérieur, les entreprises et la recherche pour que les jeunes sortent de l’université en ayant un bon travail et donc un bon salaire». (Source)
 
Mercredi 21 novembre 2007 : Le gouvernement est en train de gâcher la réforme des universités
Voici la lettre d’information de Ségolène Royal sur la réforme des universités (reçu par email) :
Je lis ce matin dans la presse que j’aurais soutenu la réforme de Valérie Pécresse sur les universités. Ce n’est pas le cas. Au contraire j’ai dit que le gouvernement était en train de gâcher la réforme des universités. J’ai toujours dit que pour lutter contre l’échec universitaire (40 % des jeunes sans diplôme à la fin de la deuxième année d’université !) il fallait plus d’autonomie et plus de moyens aux universités pour accompagner plus efficacement les étudiants.
En revanche, la réforme telle qu’elle est conduite, comme je l’ai précisé, pose de graves problèmes :
- l’autonomie sans moyen va creuser les inégalités entre université et les jeunes en ont parfaitement conscience
- le problème de l’échec universitaire n’est pas du tout réglé par la réforme
- il y a un grave malaise social chez les jeunes étudiants, dont un sur trois souffre de précarité et même de pauvreté.
Jeudi 22 novembre 2007 : ????

Ségolène au Québec : une autre bourde Royal

Assurément le Québec ne lui porte pas chance. Et pourtant, tout semblait s’être bien passé pour l’ex-candidate socialiste à la présidence, accueillie comme une Rock star. La petite bourde concernant la ratification du Protocole de Kyoto – que le Canada n’aurait pas ratifié selon ses dires – était pratiquement passée inaperçue. Mais en quittant la Belle province, Ségolène Royal plonge la chef du Parti Québecois, Pauline Marois dans l’embarras. Elle a, en effet, confié au correspondant du Télégramme (ici) : « Il n’y aura pas de référendum sur l’indépendance au Québec, d’ailleurs Pauline Marois me l’a dit. Je ne crois pas trahir un secret en disant cela ».

Aussitôt, la Chef péquiste a du s’expliquer. Et pourtant, Pauline et Ségolène s’étaient si bien entendues pour reconnaître ensemble la difficulté d’être une femme en politique. Pauline n’avait pas imaginé que la solidarité féminine devait souffrir les propos mal rapportés et déformés d’une femme politique décidément maladroite.

La première fois, l’élève Royal démontrait sa méconnaissance du sujet en appréciant mal la signification et la portée du terme souveraineté. La deuxième fois, elle fait montre d’une incompréhension patente dudit sujet et de ce que ses interlocuteurs lui explique, en plus de n’avoir pas appris la leçon qui veut comme l’avait dit le premier ministre canadien Stephan Harper que «l’expérience enseigne qu’il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d’un autre pays», … rien d’étonnant qu’elle fut recalée à l’examen.

Finalement, ce vieil éléphant de Jospin n’a peut être pas eu tort de mettre en doute ses “qualités humaines” et ses “capacités politiques”et de dénoncer l’ “illusion” Royal. Une idée que la cinglante Nathalie Petrowski, chroniqueuse à La Presse de Montréal, exprimait également à sa manière et de sa plume trempée l’acide :

« Ils (les étudiants de l’UDM) avaient en partie raison. C’est vrai que Ségolène est cool, mais plus au sens frigorifique du terme. De près comme de loin, elle n’est pas la plus chaleureuse des femmes. Malgré son charisme indéniable et sa beauté de madone, il y a un fond de raideur militaire en elle et une propension à évincer brutalement tout ce qui ne sert pas ses intérêts et son image ».

Ségolène Royal : discours de victimisation encore et toujours

Arrivée dans la capitale nationale, Ségolène Royal vient d’entamer une tournée québécoise qui devrait l’amener mercredi à Montréal. Il faut dire que la candidate socialiste à l’élection présidentielle était très attendue ici après la déclaration confuse qu’elle avait faite sur la souveraineté du Québec au mois de janvier dernier.

Mais à peine débarquée, c’est l’actualité de l’héxagone qui l’a rattrapée et les virulentes critiques qui lui sont adressées par Lionel Jospin, dans un livre à paraître prochainement. L’ancien Premier Ministre n’a pas hésité pas en effet à mettre en doute ses “qualités humaines” et ses “capacités politiques”.

A priori, on pourrait lui objecter qu’il n’est sans doute pas le mieux placé pour faire de telles critiques; lui, qui n’a pas su franchir le seuil du 1er tour des élections présidentielles en 2002. Mais de là , à qualifier ses propos de «sexisme» qui s’apparente au « racisme», cela confine au ridicule !

Voilà qui ferait plaisir à Sylviane Agacinsky, compagne de Lionel Jospin, fervente partisane de la parité en politique ! Comme elle, je considère que se réfugier de façon systématique dans un discours de victimisation conduit à revendiquer un « sexisme à l’envers»! Puisque Ségolène Royal est une femme, faudrait-il lui passer toutes ses bévues et la dédouaner de ces échecs dont les «autres », hostiles, méprisants et sexistes sont nécessairement responsables?

Pour se défendre contre cet «acharnement», Ségolène Royal a également donné dans le lyrisme mystique. Se comparant à Jeanne d’Arc, idole que tant de «vilains» socialistes voudraient voir monter au bûcher ou reprenant les paroles du Christ : «Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font»…Ce faisant, la «Madonne» condamnerait –elle, à moyen terme, les ambitions présidentielle de toute candidate femme ?

Ségolène Royal : Super Menteuse ?!

Certains lendemains de campagne laissent parfois un goût amer surtout dans le camp des perdants : militants, candidats défaits et électeurs déçus. Mais lorsque celui ou celle qui défendait la cause et le parti désavoue son programme, renie ce qu’il/elle a soutenu à plusieurs reprises… cela revient ? se réveiller avec une belle gueule de bois, voire avec le sentiment de s’être fait floué pour ne pas dire fourré !
 
On apprend donc jeudi que c’est à son corps défendant que Ségolène Royal avait intégré dans son pacte présidentiel 2 mesures du programme socialiste auxquelles elle n’a jamais véritablement souscrit, ce qui d’ailleurs «n’aurait été un secret pour personne» (dixit Mme Royal) : comble de l’injure pour ceux qui avaient la naïveté de croire dans ses discours.

A l’occasion de sa déclaration, on aura noté que Ségolène Royal ne s’est pas privée de tacler Laurent Fabius au passage car elle le désigne nommément comme le premier défenseur d’un SMIC à 1500 euros, idée qu’elle semble désormais juger saugrenue. Une autre manière de ne pas prendre sa propre part de responsabilité dans une défaite qu’elle n’a jamais reconnue. Quant à la généralisation des 35 heures, elle n’était pas une proposition plus crédible, et ce alors que la candidate avait soutenu que «bien des gens avaient alors trouvé davantage de temps pour s’occuper de leur famille!» (débat de l’entre deux tours)

Et pourtant qui se souvient encore que Madame Royal voulait incarner une nouvelle forme de politique afin d’enrayer la crise de représentativité qu’elle avait diagnostiquée et contre laquelle elle préconisait la démocratie participative qui devait servir de remède. Finalement, on s’aperçoit que la manipulation et l’hypocrisie sont aussi le fait de celle qui prétendait afficher la candeur et la blancheur du renouveau politique. Ségolène aurait-elle donc trahi ses promesses de campagne si elle avait été élue ?

Qui se souvient de cette femme qui se prétendait «libre», slogan, devenu gimmick de campagne ; malheur pour ses électeurs, ils découvrent qu’elle n’était finalement qu’une femme enchaînée, malgré elle, au dogme «archaïque» d’un parti qu’elle ambitionne cependant aujourd’hui de conquérir !

La preuve en images des contradictions «Royal (es)» :


Ségolène Royal critique son programme présidentiel
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Élections législatives en France : Juppé battu, Ségolène nouvelle célibataire

Le principe politique selon lequel : il ne faut jamais présumer de ses forces et vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, s’est illustré une fois de plus au second tour des législatives en France. L’UMP obtient certes la majorité absolue des sièges à l’Assemblée Nationale, mais le tsunami bleu annoncé n’a pas eu lieu. Toutefois, si la gauche a pu limiter les dégâts, ce n’est pas grâce à la qualité de la campagne menée par ses leaders, mais bien plutôt grâce au report des voix du MoDem; et plus encore à l’annonce prématurée d’une TVA sociale dont l’équipe Sarkozy a maladroitement évaluée la portée dans l’électorat.

On retient également la défaite quasi surprise d’Alain Juppé que les électeurs de Bordeaux ont désavoué en élisant au palais Bourbon sa rivale socialiste, Michèle Delaunay; il paye peut-être un retour d’exil Québécois trop bien orchestré, voire arrogant. Quoiqu’il en soit, il devra tirer les conséquences et démissionner du gouvernement. Cette sanction électorale le conduira t-il également à quitter la mairie de Bordeaux? Reprendra t-il un vol transatlantique pour retrouver la douceur de vivre montréalaise et le soutien des Québécois?

Autre fait marquant de la soirée, c’est évidemment l’officialisation de la rupture entre Ségolène Royal et François Hollande, ce qui met ainsi fin ? 37 ans de vie commune. Les dissonances politiques du couple apparues lors de la campagne présidentielle cachaient mal ce secret de polichinelle dont le petit monde politico médiatique se faisait l’écho. En annonçant, sa prétention au titre de Premier Secrétaire du PS, la «femme fatale» gagne sa complète «émancipation»; une démarche amorcée lorsqu’elle a décidé de se porter candidate à l’investiture socialiste pour les présidentielles; une décision que l’on a rapportée comme motivée par des velléités de petite revanche personnelle et intime …bref, la fin d’un cycle ou plutôt le commencement d’un autre, qui pourrait être également le symbole d’un renouveau nécessaire pour son parti dont on doit souligner, ce soir, la défaite, la cacophonie ambiante et l’impératif de remise en cause idéologique et stratégique.