Le rêve tunisien est bel et bien une réalité (3)

Le rêve américain n’a qu’à bien se tenir, bientôt on parlera plutôt du rêve tunisien…Après l’autodidacte, devenu l’un des plus grands hommes d’affaires en Tunisie et honoré par le président de la république (ici), après le jeune entrepreneur, dynamique et visionnaire (ici, ici et ), voici un troisième exemple qui me confirme que le rêve tunisien est bel et bien une réalité.
Le neveu de Leila Ben Ali (ici), première dame de Tunisie, âgé de 34 ans et qui ne possédait rien le jour de l’accès au pouvoir de sa tante, il y a 20 ans, est aujourd’hui à la tête d’une holding. La Med Business Holding contrôle pas moins de 10 sociétés dans la promotion immobilière, la distribution des matériaux de construction, jusqu’au secteur agricole. Récemment, il vient d’acquérir une propriété à Mornag de 100 hectares (voir détails ici).
L’ascenseur social en Tunisie est supersonique. De quoi donc se plaignent ces jeunes « perturbateurs » de la région de Redeyef (ici)? Ils n’ont qu’à montrer davantage d’ambition et d’ardeur à la tâche et prendre leur destin en main.
Nb : message destiné uniquement à ceux qui comprennent le deuxième, voire le troisième degré, mais qui, je l’espère, sera lu au premier degré par Ammar 404 (ici).

Trafic de yacht : l’étau se resserre sur les deux frères Imed et Moaz Trabelsi

Depuis fin avril, Bakchich affirmait que des membres de la famille du président Ben Ali (ici) faisait l’objet d’un mandat d’arrêt (ici). Aujourd’hui, une dépêche AFP confirme qu’ils ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le vol du yacht du banquier Bruno Roger à Bonifacio (Corse-du-Sud) en 2006 (ici).
Les deux frères Imed et Moaz Trabelsi, ont été mis en examen vendredi par un magistrat tunisien pour “complicité de vol en bande organisée“, dans le cadre d’une commission rogatoire internationale délivrée début 2008 par le juge d’instruction du tribunal d’Ajaccio, Jean-Bastien Risson.”
Les frères Trabelsi devraient répondre prochainement à une convocation de la justice française“, a déclaré ? l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, José Thorel, joint par téléphone en Tunisie.”
En octobre 2006, un blogueur tunisien, Omar Khayyam, titrait dans un brillant post prémonitoire sur un ton sarcastique: Pas de complaisance pour le voleur du bateau de plaisance (ici). Voici quelques extraits, car je doute fort que ce bolg soit accessible en Tunisie :

” TUNIS (TNA) – Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, l’épouse du président tunisien Zine Ben Ali, a été encore une fois interrogé par le doyen des juges d’instruction au Palais de Justice de Tunis aujourd’hui à 10 heures du matin. L’interrogatoire a duré plus de trois heures. A sa sortie du Palais de Justice, le présumé coupable Imed Trabelsi, menottes aux poignets, escorté par une dizaine de policiers, s’est contenté de crier devant les micros et les caméras de Radio-Tunis et de TV7 avant que les flics ne le poussent dans le panier ? salade: “J’ai confiance en la justice de mon pays!”.

Dès que l’affaire a commencé à être hyper-médiatisée, surtout par la presse “people” de Tunis, le porte-parole de la Présidence a rappelé aux médias que la stricte séparation des pouvoirs en Tunisie et la pleine indépendance de la Justice l’empêchent de commenter ce “fait divers presque banal”. Interrogé par un journaliste sur la possibilité d’extradition d’Imed en France, le porte-parole du Palais de Carthage a déclaré que “les autorités francaises n’ont formulé jusqu’à date aucune demande d’extradition”. Mais il a précisé que “le Président ne badine pas avec la justice“. Il a rappelé aux journalistes qui ont la mémoire courte que “Lorsqu’en 1992 la justice française a lancé un mandat d’arrêt international contre Moncef Ben Ali, le propre frère du Président, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde avant de livrer le coupable aux autorites françaises.”

Selon des juristes interrogés à Tunis, les juges français sont encore dans l’attente des résultats de l’enquête judiciaire tunisienne. Dès que l’affaire est bouclée au Palais de Justice de Tunis, les magistrats de Paris se pronceront sur la demande d’extradition du présumé coupable. “Le fait qu’Imed ait été en possession d’un bien volé est indiscutable”, a confié l’un des ces juristes, ” mais était-il oui non impliqué dans la préparation et l’exécution de l’opération de vol, perpétré sur le sol français?”. Si oui, Imed risque de connaître le triste sort de Moncef Ben Ali: un billet aller sans retour pour l’enfer carcéral de l’Hexagone.”

Visite de Sarkozy en Tunisie: Leïla, où étais-tu ?

Sarkozy a donc entamé ce lundi sa visite en Tunisie. Nicolas et Carla ont goûté au plaisir de se faire acclamer par la liesse populaire lors de leur descente de l’avenue Bourguiba (ici). La foule des Tunisois en délire, chamarrée de rouge et blanc, n’a pas fait mentir le légendaire accueil tunisien si chaleureux et si festif, si bien orchestré, si bien mis en scène.
 
Le chef de l’État tunisien semblait cependant bien seul auprès du couple radieux et ravi. Mais tous se demandent où était Leïla, la première dame ? A t’elle eu peur de faire pâle figure aux côtés de celle qui depuis son voyage officiel à Londres passe dans le monde diplomatique pour la classe incarnée? Jalouserait-elle sa beauté ? Y aurait-il de l’eau dans le gaz chez les locataires du Palais de Carthage ? A t’elle craint que son époux s’inspire de son homologue français et envisage de convoler en juste noces pour une troisième fois ?
 
Cela ne sont que des affabulations de mauvaises langues, car la véritable raison la voilà : Madame, La Présidente, que l’on sait très pieuse, a tout simplement respecté le deuil dans le quel la disparition de sa mère l’a plongée, il y a très exactement une semaine.

Pèlerinage à la Mecque et expiation des péchés

Le pèlerinage possède une faveur, celui d’être une expiation pour les grands péchés comme pour les petits péchés conformément à sa parole : “Quiconque accomplit le pèlerinage pour l’amour de Dieu et s’abstient de toutes relations sexuelles avec son épouse, et ne fait pas de mal et ne commet pas de péchés, alors il retournera chez lui [après le pèlerinage sans péchés] comme s’il était à nouveau né.” (Sahih Al-Boukhari, Volume 2, livre 26, numéro 596)

D’après Bakchich (ici), Leila Ben Ali, l’épouse du président tunisien, a de nouveau accompli, en décembre, son devoir de croyante, le pèlerinage de la Mecque, avant de s’envoler pour Las Vegas, Sin City, la ville de tous les péchés!!!Source

Souha Arafat: la machine à rumeurs s’est mise en branle

Suite à la décision du président Ben Ali de déchoir Souha Arafat de la nationalité tunisienne, et face au silence assourdissant des médias tunisiens et des autorités officielles, la machine à rumeurs s’est mise en branle.

Le Belfast Telegraph (ici), vient de publier un article intitulé : ”Sex and shopping: new twist in the saga of Mrs Arafat” sur les rumeurs entourant toute cette affaire. On apprends entre autres :

”Mrs Arafat, 44, who has lived in Tunis since her husband’s death in November 2004, is now reportedly in Malta after persistent but unconfirmed claims that she had secretly married Lahasn al-Trabulsi, the brother-in-law of the Tunisian President.”
”A terse bulletin in the official Tunisian Gazette earlier this month – not reported in the local media and giving no reason for what is a rare act by the Tunisian bureaucracy – said that “Tunisian nationality was withdrawn from Madam Suha Arafat… who was born in Al Quds [Jerusalem] on 17 July 1963.”
”Various blogs and websites have reported since last summer that Mrs Arafat had married the brother of her reportedly close friend Leila, wife of Tunisian President Zine El Abidine Ben Ali, though Mrs Arafat, who lived in an up-market house in the Tunisian capital’s Carthage district, has denied the story. ”
”According to one predictable version of the rumour, Mr Trabulsi had been expected to marry Suha Arafat’s sister but was attracted by the fortune which Mrs Arafat secured in fraught negotiations with Palestinian leaders as Mr Arafat lay dying in a coma in a Paris hospital. ”
”Another unconfirmed local report said that the reason for her departure in Tunisia was a dispute with her business partners. ”

La veuve d’Arafat déchue de la nationalité tunisienne par Ben Ali

Décision surprise du palais de Carthage, Souha Arafat, la veuve de Yasser n’est plus digne de la nationalité tunisienne. D’après des sources judiciaires, dont le site Internet du quotidien Maariv se fait l’écho, elle aurait été privée de ses droits matériels et moraux de résidente.

Quel crime de “lèse-majesté” a-t elle pu bien commettre pour ce voir ainsi déchue de la nationalité tunisienne?

La jouissance de la nationalité tunisienne n’aura finalement été que de courte durée pour l’ex-première dame palestinienne dont l’amitié qui l’a lie (ou qui la liait) à la première dame tunisienne est connue de tous. Le 26 septembre 2006, le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) annonçait en effet que Souha Arafat et sa fille Zahwa avait obtenu la nationalité tunisienne.
 
Depuis lors, Souha faisait parler d’elle dans la rubrique “Cancans de Carthage“; elle démentait d’abord la rumeur faisant état de son futur mariage avec Belhassen Trabelsi, le frère de l’épouse du président tunisien. Tout récemment, le journal Le Point révélait que Souha et son amie intime Leila, avaient l’intention d’ouvrir un lycée privé “l’Ecole internationale de Carthage”. Mais, le 10 juillet 2007, Souha envoyait un fax au directeur du Lycée Louis Pasteur, niant toute implication dans la décision de fermeture « administrative » de cette grande institution.
 
Alors qu’en est-il ? Règlements de comptes vaudevillesques au palais de Carthage ? Crêpage de chignons ? Affaires de cœur ou polissonnes ? Ou affaires pécuniaires ?

No comment : Le lycée Louis Pasteur menacé de fermeture en Tunisie

Femme d’affaires avisée, Madame Leila Ben Ali, épouse du chef de l’Etat tunisien et son amie Souha Arafat, veuve de Yasser Arafat, qui vit en Tunisie, ont l’intention d’ouvrir prochainement un lycée privé “l’Ecole internationale de Carthage”. Une initiative louable, si dans le même temps, la première dame de Tunisie et celle qui le fut en Palestine, n’avaient pas obtenu que le ministère de l’Education tunisien ordonne la fermeture du lycée Louis Pasteur. Cet établissement privé, dont la directrice et propriétaire est française, prépare aux examens d’état français et a le tort d’être fort réputé. L’Ecole internationale de Carthage veut donc capter la clientèle des élèves de Pasteur et les professeurs qui, dans l’immédiat, résistent.

Source : lepoint.fr 11/06/2007 – © – Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé

Voici la version Tunisienne du Journal Le Quotidien :

Actus nationales: Le lycée Louis Pasteur menacé de fermeture !

Tunis — Le Quotidien

Une ambiance extrêmement tendue prévaut depuis le 10 mai dernier au lycée secondaire privé Louis Pasteur. Motif : une lettre adressée par le ministère de l’Education et de la formation à la promotrice de cet établissement éducatif appliquant les programmes d’enseignement français a jugé «illégale» l’initiative d’inscrire les élèves du niveau de la 6ème année au baccalauréat en vue d’étudier selon le système de la mission culturelle française en Tunisie.

Le directeur de l’enseignement privé a également demandé dans cette même lettre à l’administration de l’établissement d’«arrêter les inscriptions selon ce système en attendant l’obtention de l’autorisation définitive suivant les dispositions en vigueur» et d’annuler la teneur des annonces publicitaires relatives à l’inscription des élèves.

La réaction de la directrice de cette institution privée mixte ne s’est pas fait attendre. Mme Madeleine Bouebdelli, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a exprimé dans une lettre adressée le 21 mai au ministre de l’Education et de la Formation son étonnement quant à la décision du ministère. ‘‘Le lycée Louis Pasteur fonctionne depuis septembre 2005 et organise des campagnes publicitaires chaque année en se basant sur une autorisation de principe datant du 25 mai 2005”, a-t-elle précisé. Et de renchérir: “Notre établissement a achevé les formalités de l’autorisation définitive demandées par le ministère à l’instar de l’accord conclu avec les autorités françaises compétentes, la nomination d’un directeur permanent et l’insertion pour les élèves tunisiens de l’enseignement de la langue arabe. Le ministère a accepté sans le moindre commentaire le dossier qui lui a été envoyé”.

Contactée à ce sujet, une source autorisée au sein du ministère de l’Education et de la Formation a indiqué que l’établissement en question ne bénéficie depuis 2005 que d’une autorisation de principe. “L’administration du lycée est appelée ? faire les démarches nécessaires pour régulariser sa situation”, a signalé la même source. Affaire à suivre…

Walid KHEFIFI