“Les deux frères Imed et Moaz Trabelsi, ont été mis en examen vendredi par un magistrat tunisien pour “complicité de vol en bande organisée“, dans le cadre d’une commission rogatoire internationale délivrée début 2008 par le juge d’instruction du tribunal d’Ajaccio, Jean-Bastien Risson.”“Les frères Trabelsi devraient répondre prochainement à une convocation de la justice française“, a déclaré ? l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, José Thorel, joint par téléphone en Tunisie.”
” TUNIS (TNA) – Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, l’épouse du président tunisien Zine Ben Ali, a été encore une fois interrogé par le doyen des juges d’instruction au Palais de Justice de Tunis aujourd’hui à 10 heures du matin. L’interrogatoire a duré plus de trois heures. A sa sortie du Palais de Justice, le présumé coupable Imed Trabelsi, menottes aux poignets, escorté par une dizaine de policiers, s’est contenté de crier devant les micros et les caméras de Radio-Tunis et de TV7 avant que les flics ne le poussent dans le panier ? salade: “J’ai confiance en la justice de mon pays!”.
Dès que l’affaire a commencé à être hyper-médiatisée, surtout par la presse “people” de Tunis, le porte-parole de la Présidence a rappelé aux médias que la stricte séparation des pouvoirs en Tunisie et la pleine indépendance de la Justice l’empêchent de commenter ce “fait divers presque banal”. Interrogé par un journaliste sur la possibilité d’extradition d’Imed en France, le porte-parole du Palais de Carthage a déclaré que “les autorités francaises n’ont formulé jusqu’à date aucune demande d’extradition”. Mais il a précisé que “le Président ne badine pas avec la justice“. Il a rappelé aux journalistes qui ont la mémoire courte que “Lorsqu’en 1992 la justice française a lancé un mandat d’arrêt international contre Moncef Ben Ali, le propre frère du Président, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde avant de livrer le coupable aux autorites françaises.”
Selon des juristes interrogés à Tunis, les juges français sont encore dans l’attente des résultats de l’enquête judiciaire tunisienne. Dès que l’affaire est bouclée au Palais de Justice de Tunis, les magistrats de Paris se pronceront sur la demande d’extradition du présumé coupable. “Le fait qu’Imed ait été en possession d’un bien volé est indiscutable”, a confié l’un des ces juristes, ” mais était-il oui non impliqué dans la préparation et l’exécution de l’opération de vol, perpétré sur le sol français?”. Si oui, Imed risque de connaître le triste sort de Moncef Ben Ali: un billet aller sans retour pour l’enfer carcéral de l’Hexagone.”
Le Belfast Telegraph (ici), vient de publier un article intitulé : ”Sex and shopping: new twist in the saga of Mrs Arafat” sur les rumeurs entourant toute cette affaire. On apprends entre autres :
Quel crime de “lèse-majesté” a-t elle pu bien commettre pour ce voir ainsi déchue de la nationalité tunisienne?
Source : lepoint.fr 11/06/2007 – © – Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé
Voici la version Tunisienne du Journal Le Quotidien :
Actus nationales: Le lycée Louis Pasteur menacé de fermeture !
Tunis — Le Quotidien
Une ambiance extrêmement tendue prévaut depuis le 10 mai dernier au lycée secondaire privé Louis Pasteur. Motif : une lettre adressée par le ministère de l’Education et de la formation à la promotrice de cet établissement éducatif appliquant les programmes d’enseignement français a jugé «illégale» l’initiative d’inscrire les élèves du niveau de la 6ème année au baccalauréat en vue d’étudier selon le système de la mission culturelle française en Tunisie.
Le directeur de l’enseignement privé a également demandé dans cette même lettre à l’administration de l’établissement d’«arrêter les inscriptions selon ce système en attendant l’obtention de l’autorisation définitive suivant les dispositions en vigueur» et d’annuler la teneur des annonces publicitaires relatives à l’inscription des élèves.
La réaction de la directrice de cette institution privée mixte ne s’est pas fait attendre. Mme Madeleine Bouebdelli, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a exprimé dans une lettre adressée le 21 mai au ministre de l’Education et de la Formation son étonnement quant à la décision du ministère. ‘‘Le lycée Louis Pasteur fonctionne depuis septembre 2005 et organise des campagnes publicitaires chaque année en se basant sur une autorisation de principe datant du 25 mai 2005”, a-t-elle précisé. Et de renchérir: “Notre établissement a achevé les formalités de l’autorisation définitive demandées par le ministère à l’instar de l’accord conclu avec les autorités françaises compétentes, la nomination d’un directeur permanent et l’insertion pour les élèves tunisiens de l’enseignement de la langue arabe. Le ministère a accepté sans le moindre commentaire le dossier qui lui a été envoyé”.
Contactée à ce sujet, une source autorisée au sein du ministère de l’Education et de la Formation a indiqué que l’établissement en question ne bénéficie depuis 2005 que d’une autorisation de principe. “L’administration du lycée est appelée ? faire les démarches nécessaires pour régulariser sa situation”, a signalé la même source. Affaire à suivre…
Walid KHEFIFI