L’attribution au Leader Mouammar Gueddafi du Doctorat Honoris Causa de l’Université 7 novembre de Carthage est un témoignage de considération au leader libyen pour les efforts et les nobles initiatives entreprises au service du droit, de la justice, de la paix et du progrèsainsi que pour son action visant à impulser le dialogue des civilisations et à favoriser l’échange interculturel, ce qui est de nature à conforter les spécificités arabo-africaines de nos peuples et à consolider l’ouverture de nos sociétés sur les autres cultures
Lazhar Bououni, ministre Tunisien de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la technologie
Tunisie Info nous apprends aujourd’hui (ici), que la plus jeune participante au congrès du “défi” (ici) est originaire du gouvernorat de Gafsa.
Âgée de 20 ans, la jeune congressiste n’a pas la langue dans sa poche et ne tarit pas d’éloge pour son cher président (à vie) : “Ces acquis correspondent à nos attentes. Ils constituent pour nous un stimulant à redoubler de labeur et d’effort et à faire preuve d’esprit de sacrifice“.Elle a déclaré qu’elle porte tous ses espoirs sur le Président Zine El Abidine Ben Ali, saluant l’intérêt soutenu que le Chef de l’Etat porte à la jeunesse et son souci constant de renforcer la cohésion sociale, de promouvoir la situation de l’enfance et de préserver la sécurité de la société tunisienne. Elle a rappelé, dans le même contexte, l’importance que le Président Ben Ali attache au dossier de l’emploi des jeunes, et des diplômés de l’enseignement supérieur en particulier.
En juin dernier, la plus belle main de Tunisie nous venait de Gafsa (ici).
Juste avant ces deux événements “majeurs”, un “élément perturbateur” avait trouvé au cours d’affrontements avec la police à Redeyef, dans la région minière de Gafsa (ici).
Je serai constamment fidèle à mes engagements envers vous… Avec tout autant de fierté, je vous réponds : Oui, pour être votre candidat à l’élection présidentielle de 2009. Zine El Abidine Ben Ali
Cos-Maux-Polis félicite (ici) les citoyens tunisiens et appuie le chef de l’État dans son parcours de militant pour préserver à la Tunisie une croissance et un développement continus.
Comme, il est bon de voir qu’en Tunisie l’on est soucieux de préserver les bonnes traditions. Au vu des soutiens déjà nombreux qui se sont exprimés l’on peut facilement espérer un score de 99,xx% pour le candidat du RCD; un résultat “digne” de la confiance des Tunisiens envers leur Raïs.
Alors que la saison des mariages bat son plein, une voix cynique pourrait demander combien de ces nouveaux couples survivront plus d’un an… combien finiront au Palais de Justice après que l’épouse soit retournée au bercail parental y trouver refuge, une fois la noce finie et les illusions des premiers mois (ou premières semaines) passés (ées).
Mais que se passe t’il donc dans le contexte tunisien qui puisse expliquer que ce pays affiche l’un des taux de divorce les plus élevés au monde ? (le 4ème plus exactement).
Serait-ce parce que beaucoup de mariages sont davantage le résultat d’obligations sociales que le fruit mature d’une rencontre amoureuse et d’un couple qui a appris à connaître les innombrables qualités mais aussi les insondables défauts du partenaire ? Par « obligations sociales », il faudrait bien entendu comprendre les pressions familiales qui s’abattent sur les célibataires garçons et filles, qui passés un certain âge, sont l’objet de toutes les inquiétudes des mères qui craignent de subir le terrible regard réprobateur du voisinage et la systématique inquisition qui l’accompagne.
Serait-ce parce que l’évolution sociale des mœurs tunisiennes demeure incomplète? Que devant des traditions qui perdurent et devant l’immobilisme des mentalités dans de nombreux milieux (populaires ou non), les progrès de l’individualisme et du féminisme sont encore trop timorés ?
Une fois encore sévit sans doute ici le terrible syndrome dont souffre de nombreuses sociétés arabo-musulmanes : le fameux « cul-entre-deux-chaises », un modèle occidental honni et envié, un modèle traditionnel oppressant mais respecté. Pour preuve, l’hypocrisie sociale qui consiste à jeter l’opprobre sur un concubinage illicite qui pourtant permettrait aux couples d’éviter le saut vertigineux vers l’inconnu d’un ménage à deux jamais expérimenté.
En Tunisie, plus encore qu’ailleurs, l’organisation d’un mariage dans une famille semble faire perdre la raison à tout le monde: dépenses somptuaires, épate et tape-à-l’œil pour deux ou trois jours « de fête » sont monnaies courantes, quitte à ce que cela signifie l’endettement inconsidéré des parents. Une fois encore, le poids du « qu’en dira t’on » dépasse de loin la question de l’union de deux individus qui se sont choisis pour construire leur vie ensemble.
A cela s’ajoute la difficulté du quasi impossible dialogue hommes-femmes particulièrement aigu chez les Arabes (ici).
Reporters sans frontières a exprimé son soulagement ? l’annonce de la libération, le 21 juillet 2008, de Slim Boukhdir, intervenue quatre mois avant le terme de sa peine. Le journaliste indépendant a souffert de conditions de détention très difficiles ? la prison civile de Sfax (230 km au sud de Tunis), où il était incarcéré depuis le 26 novembre 2007.
“Nous accueillons la libération de Slim Boukhdir avec une joie immense. Comme Mohammed Abbou avant lui, Slim Boukhdir n’avait pas sa place en prison. Il a été privé de sa liberté pendant 238 jours et traité comme un criminel pour avoir dénoncé les dérives du pouvoir. Nous voulons voir dans la décision des autorités tunisiennes un gage de bonne volonté”, a déclaré l’organisation.
“Il faut que l’Etat tunisien mette un terme au harcèlement des journalistes indépendants et de leurs familles, aux saisies intempestives de la presse d’opposition et étrangère. Les autorités doivent également permettre un libre accès ? la Toile pour les internautes. Cela afin de créer des espaces de libertés et garantir la liberté d’expression en Tunisie”, a ajouté Reporters sans frontières.
Slim Boukhdir a été libéré le 21 juillet 2008 en fin d’après-midi. Contacté par Reporters sans frontières, le journaliste a remercié la communauté internationale qui s’est mobilisée pour demander sa libération. Malgré des conditions de détention difficiles (conditions d’hygiène insuffisantes, intégrité physique menacée par ses codétenus, privé de correspondance, de journaux indépendants), Slim Boukhdir a affirmé “avoir gardé un état d’esprit très fort”.
Une coalition d’organisations internationales de défense de la liberté de la presse a demandé au Président Nicolas Sarkozy de ne pas sous-estimer les violations des droits de l’homme en Tunisie au moment où il posera les fondements d’une Union pour la Méditerranée lors du sommet de Paris le dimanche 13 juillet 2008.
“Nous vous écrivons au nom de l’Association Mondiale des Journaux (AMJ) et du World Editors Forum qui représentent 18 000 publications dans 102 pays, ainsi que des 18 membres du Groupe d’observation de la Tunisie (TMG) de l’IFEX (Echange international de la liberté d’expression) pour vous faire part de notre vive inquiétude face aux violations graves portées au droit ? la liberté d’expression et de la presse en Tunisie et au recours accru des autorités tunisiennes ? la censure, ? l’intimidation et ? la violence.
“Il nous semble essentiel, Monsieur le Président de la République, alors que la France assure jusqu’au 31 décembre 2008 la présidence du Conseil de l’Union européenne et que vous allez présider le Sommet de Paris du 13 juillet qui posera les fondements de l’Union pour la Méditerranée, que le gouvernement français ne sous-estime pas la gravité des violations des Droits de l’homme en Tunisie et qu’il adopte et promeuve une politique en accord avec les valeurs de la République, en invitant les autorités tunisiennes, notamment, ? respecter leurs engagements internationaux dans le domaine des Droits de l’homme, particulièrement ceux pris en faveur de la liberté d’expression et de la presse.
“L’AMJ et le TMG ont recensé de façon exhaustive les violations du droit ? la liberté d’expression en Tunisie depuis 2003. Nous pouvons vous communiquer un dossier complet ou vous rencontrer personnellement ou l’un de vos conseillers, si vous le jugez opportun.”
Le football, on le sait, entraine fréquemment dans son sciage, des actes de violences insensés. Le football tunisien n’échappe pas à cette triste règle. Toutefois, les derniers incidents, survenus pendant et après la finale de la Coupe de Tunisie interpellent à plusieurs égards.
Les actes de vandalisme et d’incivilités sont évidemment inexcusables, mais le milieu du football en Tunisie catalyse et illustre à mains égards les malaises sociaux dont souffre le pays : régionalisme, corruption et népotisme.
Si dans le Sud, les questions d’emplois sont à l’origine de la grogne sociale, au Sahel et à Tunis, c’est le foot qui exalte les passions et donne à des foules de jeunes déchainées, l’occasion d’exprimer colère et frustration. Deux symptômes d’une même maladie : des difficultés économiques et des souffrances sociales exacerbées par un « modèle tunisien » à bout de souffle. L’acceptation de l’autoritarisme et du paternalisme du pouvoir s’effrite à mesure que le volontarisme et la sollicitude affichés par le gouvernement et sensés améliorer le quotidien sont manifestement de plus en plus illusoires. Les « avancées démocratiques » et les progrès économiques ne sont que pure rhétorique réformiste instrumentalisée par un régime populiste qui sait s’attirer la bienveillance internationale.
” Une marche a eu lieu, hier, dans la ville de Kasserine, avec la participation d’un grand nombre de citoyens, de militants du RCD, de représentants de la société civile et de cadres régionaux et locaux des différentes délégations du gouvernorat de Kasserine qui ont exprimé au Président Zine El Abidine Ben Ali leurs sentiments de reconnaissance et de considération pour les projets qu’il a décidés en faveur de ce gouvernorat, à l’occasion de la session extraordinaire du Conseil régional du gouvernorat de Kasserine, tenue vendredi sous la présidence du Chef de l’Etat” (suite…)
Drôle de pays que la Tunisie, chaque décision présidentielle fait sortir les habitants dans les rues pour qu’ils manifestent leurs remerciements au Rais. Il y’a peu on a assisté au même genre de « manifestation spontanée » à Gafsa (ici). Par tout ailleurs dans le monde, il semble que ce soit le contraire, on manifeste en générale pour contester les décisions du gouvernement.
Quelques questions :
1- Y-aurait-il risque de contagion à Kasserine, gouvernorat situé au nord de Gafsa?
2- Qu’attend-il pour confirmer ce secret de polichinelle ? Y-a-t-il même un suspens quant ? sa candidature pour 2009 (ici)?
Le 1 juillet 2008, sera une journée mémorable pour les Tunisiens. Le journal La Presse (ici) ose franchir les lignes rouges et voici ce que l’on peut y lire :
A la une :
Pour la première fois, on note l’absence de tout portrait du Rais. La couleur officielle, le mauve (violet) a disparu (ici). Mais le plus étonnant c’est sans doute l’appel de plusieurs associations et organismes qui exhortent le président tunisien à ne pas se présenter pour les élections de 2009 (ici). Le caricaturiste fait preuve d’audace (ici).
Actualités nationales :
Un dossier spécial retraçant l’enquête fouillée et détaillée de journalistes d’investigation sur les dernières émeutes et rapportant des témoignages exclusifs sur la répression policière et ses bavures et sur les revendications réels des manifestants (ici et là ).
Supplément 7 novembre :
On a enfin jugé pertinent de l’enlever…
Éditorial :
Mouldi Mbarek, rédacteur en chef du journal (ici), signe un édito fascinant et courageux où il dénonce l’odieuse censure sur internet (ici).
Société :
—
Un proche du couple présidentiel, reconnu coupable de complicité de vol en bande organisée (ici) est condamné à 10 ans de réclusion criminelle. Le Président ne badine pas avec la justice.
—
Dans un tout autre registre. Success story tunisienne. Un jeune entrepreneur, d’origine modeste, qui ne doit sa réussite qu’à son mérite et son esprit d’innovation, vient d’inaugurer un grand projet industriel qui devrait créer des milliers d’emplois (ici, ici et l? ).
Culture :
Un humoriste tunisien présente son tout nouveau spectacle : ZABA, Sa smala et Moi (ici).
—
En exclusivité, la nouvelle grille des programmes radios et télé : les émissions d’analyse et de débats politiques sont à l’honneur. Un nouveau magazine d’information et d’investigation réalisé par la télévision nationale fait déjà parler de lui. Son premier reportage devrait être consacré au népotisme (ici).
Sport :
Un dossier spécial sur le foot en Tunisie gangréné par la corruption, le régionalisme et le racisme (ici).
Révélations exclusives sur des matchs truqués. Des membres de la Fédération impliqués. La FIFA menace la Tunisie de sanctions et d’interdictions de compétitions internationales.
Environnement :
Plusieurs voix s’élèvent contre les méga projets, entre autres, celui de l’île de Zembra, site classé ”patrimoine mondial par l’Unesco” (ici).
” Il ne faut pas avoir peur d’investir, car quand nous investissons, nous récoltons. Je vous invite tous à investir dans ce pays, nous nous devons de le faire pour la Tunisie et de profiter de la politique d’attraction des investissements directs étrangers initiée par le président Zine El Abidine Ben Ali ” Mohamed Sakher El Materi, président du Groupe « Princesse El Materi Holding » (ici)
Sa langue a fourché. Il s’est trompé d’un pronom personnel, il voulait dire plutôt: « Il ne faut pas avoir peur d’investir, car quand VOUSinvestissez, NOUS récoltons »
Cos-Maux-Polis, un blog généraliste, écrit à 4 mains, alimenté de billets traitant de l’actualité nationale, internationale et des faits de sociétés qui nous interpellent. plus »