Trafic de yacht : l’étau se resserre sur les deux frères Imed et Moaz Trabelsi

Depuis fin avril, Bakchich affirmait que des membres de la famille du président Ben Ali (ici) faisait l’objet d’un mandat d’arrêt (ici). Aujourd’hui, une dépêche AFP confirme qu’ils ont été mis en examen dans le cadre de l’enquête sur le vol du yacht du banquier Bruno Roger à Bonifacio (Corse-du-Sud) en 2006 (ici).
Les deux frères Imed et Moaz Trabelsi, ont été mis en examen vendredi par un magistrat tunisien pour “complicité de vol en bande organisée“, dans le cadre d’une commission rogatoire internationale délivrée début 2008 par le juge d’instruction du tribunal d’Ajaccio, Jean-Bastien Risson.”
Les frères Trabelsi devraient répondre prochainement à une convocation de la justice française“, a déclaré ? l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, José Thorel, joint par téléphone en Tunisie.”
En octobre 2006, un blogueur tunisien, Omar Khayyam, titrait dans un brillant post prémonitoire sur un ton sarcastique: Pas de complaisance pour le voleur du bateau de plaisance (ici). Voici quelques extraits, car je doute fort que ce bolg soit accessible en Tunisie :

” TUNIS (TNA) – Imed Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, l’épouse du président tunisien Zine Ben Ali, a été encore une fois interrogé par le doyen des juges d’instruction au Palais de Justice de Tunis aujourd’hui à 10 heures du matin. L’interrogatoire a duré plus de trois heures. A sa sortie du Palais de Justice, le présumé coupable Imed Trabelsi, menottes aux poignets, escorté par une dizaine de policiers, s’est contenté de crier devant les micros et les caméras de Radio-Tunis et de TV7 avant que les flics ne le poussent dans le panier ? salade: “J’ai confiance en la justice de mon pays!”.

Dès que l’affaire a commencé à être hyper-médiatisée, surtout par la presse “people” de Tunis, le porte-parole de la Présidence a rappelé aux médias que la stricte séparation des pouvoirs en Tunisie et la pleine indépendance de la Justice l’empêchent de commenter ce “fait divers presque banal”. Interrogé par un journaliste sur la possibilité d’extradition d’Imed en France, le porte-parole du Palais de Carthage a déclaré que “les autorités francaises n’ont formulé jusqu’à date aucune demande d’extradition”. Mais il a précisé que “le Président ne badine pas avec la justice“. Il a rappelé aux journalistes qui ont la mémoire courte que “Lorsqu’en 1992 la justice française a lancé un mandat d’arrêt international contre Moncef Ben Ali, le propre frère du Président, ce dernier n’a pas hésité une seule seconde avant de livrer le coupable aux autorites françaises.”

Selon des juristes interrogés à Tunis, les juges français sont encore dans l’attente des résultats de l’enquête judiciaire tunisienne. Dès que l’affaire est bouclée au Palais de Justice de Tunis, les magistrats de Paris se pronceront sur la demande d’extradition du présumé coupable. “Le fait qu’Imed ait été en possession d’un bien volé est indiscutable”, a confié l’un des ces juristes, ” mais était-il oui non impliqué dans la préparation et l’exécution de l’opération de vol, perpétré sur le sol français?”. Si oui, Imed risque de connaître le triste sort de Moncef Ben Ali: un billet aller sans retour pour l’enfer carcéral de l’Hexagone.”

Tunisie: « Nous quittons notre ville pour la laisser aux policiers »

D’après un communiqué du Comité de soutien aux luttes du bassin minier de Gafsa (ici), près d’une centaine d’habitants de Redeyef (Tunisie) auraient décidé en fin d’après-midi de fuir la ville pour ne plus y subir le harcèlement continu des forces de police (ici, ici et ). « Nous quittons notre ville pour la laisser aux policiers », tel aurait été le mot d’ordre qui aurait guidé cette action. Finalement, les animateurs du comité de grève seraient parvenus à les en dissuader.

 

Ces évènements font suite au décès d’un jeune chômeur de 26 ans (Vous pouvez visionner ici la vidéo), électrocuté la veille alors qu’il se trouvait, avec d’autres chômeurs à l’intérieur d’un générateur électrique desservant les ateliers de la compagnie des phosphates de Gafsa. Un autre jeune de 21 ans, se trouve actuellement dans le coma. Par cette action spectaculaire, ils entendaient protester contre le non respect par les autorités préfectorales d’un engagement stipulant le recrutement au sein de la compagnie d’un certain nombre de chômeurs. Le sous-préfet accompagné d’une brigade d’intervention de la police s’est rendu sur place pour dégager les jeunes chômeurs en utilisant des gaz lacrymogènes.

Une question aujourd’hui se pose, et l’on voudrait que les autorités fassent toute la liumière sur cette affaire : qui a donné l’ordre de remettre le générateurs sous tension alors que l’on savait que les protestataires s’y trouvaient ?

Visite en Tunisie : Sarkozy, chantre contrarié des droits de l’homme

D’après le site Bakchich (ici), lors du voyage officiel en Tunisie, Nicolas Sarkozy aurait déclaré en off : «  à chaque fois que je viens (en Tunisie), il y a une grève de la faim. Chaque fois que je pars, la grève s’arrête. Je le constate, c’est tout ». Il aurait ajouté: « bien sûr qu’il n’y a pas de démocratie en Tunisie. Mais on n’y a pas les mêmes critères qu’en France ».
 
Dans le même genre et toujours au cours de ce voyage présidentiel au pays du jasmin et de la torture, Rama Yade, qui avait dû annuler une rencontre avec des femmes démocrates pour cause d’un emploi du temps soit-disant surchargé, était vue le lendemain en train de siroter une orangeade à son hôtel…

 

“Je veux être le président de la France des droits de l’Homme” qu’il disait, il y a un an…. ??? !!!! Mon œil !

Médias français et visite de Sarkozy en Tunisie : Bas les masques!!!

Mouldi Mbarek, le rédacteur et désinformateur en chef attitré du journal tunisien La Presse (ici), signe avec cet édito fascinant un petit bijou de propagande… A décortiquer tellement c’est bien ficelé…

A lire certains médias français ayant prétendu couvrir la visite d’Etat du Président Nicolas Sarkozy en Tunisie, on s’interroge effectivement si, au nom des nobles et sacrées causes de la liberté d’expression et des droits de l’Homme, on se place en dehors de la loi.En effet, non seulement ces médias font fi de la déontologie journalistique qui exige qu’on écoute toutes les parties concernées pour que l’information soit impartiale, mais ils semblent nous dicter de nouvelles règles d’un ancien ordre colonial que nous avons cru avoir enterré. (Il faudrait justement que l’auteur révise sa définition de la déontologie journalistique : que je sache, le léchage de cul officiel n’en fait pas partie !)

Il est vrai que dans le subconscient de certains esprits rêveurs d’un ordre anachronique révolu, le développement et le progrès sont exclusivement réservés ? une certaine race. (Justement, il eut fallu s’indigner devant les déclarations de Sarkozy et sa vision de nous faire ressortir les vieux arguments du néocolonialisme et du racisme quand on ose sortir des panégyriques lénifiants, c’est foncièrement malhonnête)

Toutefois, cette fixation haineuse sur la Tunisie (Faut pas exagérer non plus, la Tunisie est loin d’être le nombril de l’actualité française ces jours derniers) dépasse l’imaginaire puisque ces médias non seulement refusent de voir notre pays se développer, progresser et se moderniser (Tout simplement faux, la quasi-totalité des papiers et reportages tentent de mettre en balance le développement économique, les droits des femmes et de l’autre l’immaturité politique du régime tunisien) mais ils veulent nous imposer de nouvelles règles internationales visant à porter préjudice à l’honneur des uns et des autres et ? accuser les Etats et les institutions sans que ces accusés ne puissent se défendre (non sans rire, l’État est une victime).

Ces médias préfèrent, au nom des droits de l’Homme et de la société civile, que les extrémistes tunisiens (tiens, c’est marrant, on dirait que le modèle chinois inspire aussi dans le registre linguistique!) de tous bords ne représentent que virtuellement en tant que fonds de commerce, instrumentaliser ces pseudo-militants pour, bien entendu, laisser croire à leur opinion que la Tunisie viole les droits de l’Homme.


Ces médias français, qui respectent pourtant la ligne éditoriale de leurs organes, veulent même imposer à certains journaux tunisiens leur ligne éditoriale, comme si tous les journaux français suivaient la même ligne. (Justement, les journaux tunisiens reflètent parfaitement la diversité d’opinion en Tunisie : Certains vantent la clairvoyance du Président pour les avancées sociales que la Tunisie connaît depuis le Changement, les autres remercient le Rais pour le développement économique miraculeux, et enfin, une dernière catégorie louent sa bienveillance à l’égard du pluralisme politique : bref de la vraie diversité dans les lignes éditoriales)En voulant s’ériger en donneurs de leçons et de nouvelles règles à suivre pour les Tunisiens, ces médias, manipulés par des forces sournoises et un petit réseau gauchiste très actif pour déstabiliser les pays arabes et à leur tête les pays ayant réussi à émerger, (Ahh la fameuse et incontournable théorie du complot… (les forces sournoises ??!!) pour un peu on lirait presque là un dérapage antisémite… les médias français étant évidemment détenus par des juifs prosionistes…) perdent de vue que les Tunisiens acceptent certes toutes les critiques mais savent séparer le bon grain de l’ivraie. Le masque de ces médias est tombé.

Les Tunisiens ont appris avec le Président Ben Ali à compter sur eux-mêmes pour forger leur destin (Tu m’étonnes….il vaut mieux savoir se débrouiller vu comme le système est verrouillé et gangréné; les Tunisiens sont des vrais débrouillard car on ne pas vraiment faire confiance aux institutions), marcher la tête haute et refuser toute ingérence dans leurs affaires intérieures que eux seuls peuvent négocier, réformer ou parfaire. Il y va de la souveraineté et de l’invulnérabilité de la mère patrie.

Signalons enfin que, fort heureusement, ces médias sont loin de représenter la France profonde, son peuple et ses gouvernants qui vouent à la Tunisie, à son leadership politique et ? son modèle de développement estime, considération et grande amitié. La visite d’Etat que vient d’effectuer le Président français, Nicolas Sarkozy, en a été une illustration édifiante.

Visite de Sarkozy en Tunisie : le spectre du racisme a-t-il encore frappé ?

Décidément les déclarations de Nicolas Sarkozy sur le sol africain ont de quoi interroger. Voici qu’à l’occasion de son voyage officiel en Tunisie, le Président de la République a laissé percevoir sa conception du partenariat Nord-Sud : « Vous avez une main d’œuvre qui ne demande qu’? être formée, nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation (…) ».
 
Cela n’est pas sans rappeler son discours du 26 juillet 2007 à l’université de Dakar où il avait en effet brossé un portrait très singulier pour ne pas dire stéréotypé, voire totalement raciste de l’homme africain : « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [.] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin
 
Donner à l’Africain la possibilité de jouir de la connaissance et de l’intelligence européenne et occidentale; ne serait-ce pas là la version réactualisée du «fardeau de l’homme blanc» ?
 
Il faudrait pourtant rappeler à Monsieur Le Président que le drame de l’Afrique, et de la Tunisie en particulier, c’est :
 
- Tous ces jeunes diplômés qui ne parviennent pas à s’insérer dans un marché de l’emploi souvent sclérosé par les règles iniques du népotisme dans un système économique opaque et pas aussi florissant que les apparences semblent le faire croire et où les initiatives entrepreneuriales sont fréquemment entravées, voire annihilées par les appétits voraces de quelques charognards.
 
- Tous ces « cerveaux » qui faute d’espérance en l’avenir et désabusés par un régime corrompu et narcissique préfèrent la douleur de l’exil à l’absence de perspectives.
 
Et si « l’espace des libertés progresse en Tunisie », il eut été bon de préciser dans quels domaines car, non pas les observateurs, mais les Tunisiens eux-mêmes cherchent encore. Et quant à Rama Yade à Quoi sert-elle, si ce n’est assumer un rôle de figuration et faire croire que la représentativité de la diversité serait une réalité…?

Visite de Sarkozy en Tunisie: Bertrand Delanoë, où étais-tu ?

Dans le sillage de Sarkozy, plusieurs Français d’origine tunisienne ont fait le voyage jusqu’au pays du jasmin. Bertrand Delanoë que l’on avait un temps annoncé dans la délégation n’a finalement pas fait parti du voyage. Le maire de Paris aurait-il été soudain pris de remords à On en doute…
 
Celui que l’on connaît comme un grand défenseur des droits de l’homme au Tibet, celui qui a fait du DaLaï Lama, citoyen d’honneur de la Ville de Paris, est tout à coup moins prolixe quand il s’agit des droits des Tunisiens… Toujours aveuglé par la douceur nostalgique de ses souvenirs d’enfance à Bizerte, Bertrand Delanoë n’est pas aussi prompt ? compromettre ses vacances et ses amitiés tunisiennes pour quelques déclarations politiciennes. Belle leçon de politique : Delanoë, ou l’indignation morale pragmatique et de circonstances !

Islam et relations de couple : Du bon usage des moyens de communication modernes !

Qui a dit que l’Islam était une religion archaïque qui refusait la modernité? Que nenni, l’islam sait parfaitement intégrer les outils de communication contemporains aux règles matrimoniales et aux principes de la moralité sexuelle!

La preuve : après les mariages par téléphone, les divorces par SMS, l’on peut maintenant être accusé de viol par téléphone. Qui dit mieux?
 
Il s’agit d’une première qui suscite la pitié, l’ironie mais aussi des interrogations sur la sclérose qui frappe certaines sociétés. Le tribunal de Sousse, en Tunisie, doit juger une affaire inédite : un homme d’une trentaine d’année est poursuivi pour avoir violé une jeune femme de 20 ans, sans jamais la rencontrer.
 
Il s’agit d’une « relation amoureuse fictive » qui s’est déroulée par téléphone. Sur leur portable, les deux amoureux se sont retrouvés, pendant plusieurs heures, à converser d’une façon très intime, souligne le quotidien « Al-Quds Al Arabi » dans son édition du 24 avril. Citant le journal tunisien « Assarih » (le Franc), le quotidien ajoute que « cette relation s’est développée au point que la jeune femme, prise par une excitation suprême, s’est livrée à des actes qui lui ont fait perdre sa virginité ». Sa famille a porté plainte contre son interlocuteur qui se retrouve devant le tribunal. Le médecin légiste a confirmé que la jeune femme a perdu sa virginité, mais son rapport insiste sur « l’absence de toute trace d’une relation sexuelle ».
Pour l’avocate de la victime de ce « viol virtuel », sa cliente a été victime de ses propres sentiments. Mais l’affaire prend de l’ampleur, puisque le code pénal tunisien, et sans doute toutes les législations du monde, se retrouvent démunis face à une telle problématique. Le quotidien tunisien « Assarih », qui a révélé l’affaire, reconnait les lacunes du système judiciaire et les difficultés que rencontrent les juges pour trancher dans cette affaire inédite. Car, « paradoxalement, bien que tous les ingrédients d’un viol soient réunis, la jeune femme semble consentante, et son violeur était physiquement absent ». Un véritable casse-tête pour les juges tunisiens qui constatent « les résultats du viol (perte de virginité) mais ne peuvent pas conclure à un viol par manque de preuves », souligne de son côté le site « Elaph.com ».
 
Les lecteurs qui ont commenté cette affaire sur « Elaph.com » sont partagés. Certains ironisent en se demandant « comment se prénommera l’enfant qui naîtra de cette relation à distance ? », alors que d’autres estiment que « la fille n’avait que raccrocher son téléphone, si elle n’était pas consentante ». Une troisième catégorie de lecteurs se lamente sur le sort du jeune homme, accusé ? tort d’un viol qu’il n’a pas commis. Plusieurs autres commentaires mettent en exergue les traditions sclérosées de la société arabe en général, et estiment que « la fille est avant tout victime des privations que lui imposent les traditions et la famille »… D’autres n’hésitent pas à attribuer cette « décadence morale de la fille » à la mauvaise utilisation des moyens modernes de communication. Enfin, certains engagent « la responsabilité de l’Occident » et de la volonté de certains à imiter les traditions occidentales importées par internet et par les télévisions satellitaires…

 

Source

 

 

Ah… le miracle de la technologie !!!

Manifestation dans le bassin minier de Gafsa : Réponse en vidéo à la désinformation

Version officielle : une marche imposante à travers les artères de la ville et à laquelle ont participé spontanément de nombreux citoyens et citoyennes, toutes catégories d’âge confondues, des militants du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), des représentants des composantes de la société civile et des cadres régionaux et locaux, venus de toutes les délégations du gouvernorat pour exprimer leur reconnaissance au Président Zine El Abidine Ben Ali, à la suite de la mesure qu’il a prise concernant la réduction de 2011 à 2009 des délais du parachèvement des travaux d’aménagement de réservoirs des laveries de phosphate à Redeyef, Moularès, M’dhilla 1 et 2. Ils ont, par ailleurs, réitéré leur appel au Président Ben Ali pour présenter sa candidature ? l’élection présidentielle de 2009, afin de poursuivre le processus de réforme et de changement que connaît la Tunisie depuis le 7 novembre 1987. (Source Le Renouveau via Carpediem)
 
Version informelle, mais non moins réelle, soumise un black out des médias nationaux et internationaux.
  

 

Désolé pour ceux qui sont en Tunisie, Youtube est encore censuré et ce n’est pas demain la veille que ce sera débloqué.

 

Manifestation dans le bassin minier de Gafsa : la réponse de Carthage

Devant l’ampleur des manifestations dans le bassin minier de Gafsa, Carthage a finalement fait connaitre aujourd’hui sa réplique (ici) :
Hommage au Chef de l’Etat pour sa décision relative ? la réduction du délai de parachèvement des travaux d’aménagement des réservoirs pour un certain nombre de lavoirs du phosphate.Suite à l’importante mesure décidée, mardi par le Président Zine El Abidine Ben Ali portant réduction de 2011 à 2009, du délai de parachèvement des travaux d’aménagement des réservoirs pour un certain nombre de lavoirs du phosphate de Redayef, Oum Larayess, M’dhilla 1 et M’dhilla 2, les militants, les cadres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) et les représentants des composantes de la société civile dans ces délégations, ont rendu un vibrant hommage au Président de la république pour cette décision visant à améliorer la situation environnementale dans le bassin minier.
Les signataires rendent, également, hommage au Chef de l’État pour son engagement résolu à garantir les attributs du développement durable dans le gouvernorat de Gafsa et à améliorer la qualité de vie de ses habitants.
Dans des messages adressés au Chef de l’Etat par les structures du RCD et du tissu associatif, les signataires réaffirment l’adhésion des militants, des cadres et des habitants du gouvernorat de Gafsa aux orientations nationales et expriment leur considération au Président de la République pour le suivi constant des préoccupations des citoyens.

Ils y réitèrent leur attachement à la politique judicieuse du Chef de l’Etat pour poursuivre son projet réformateur d’avant-garde.

 

Si du point de vue de la politique intérieure, on n’a pas besoin d’échapper aux questions gênantes puisqu’officiellement, elles ne se posent pas, au sein de l’ONU, la Tunisie est passée maître dans l’art d’esquiver les mises à l’index dans le dossier des droits de l’homme (voir ici l’article de Rue89).

 

 

 

Tunisie: manifestations, répression et arrestations dans le bassin minier de Gafsa

D’après un communiqué publié par le Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (ici), les villes de Redaïef et de Moularès, dans le bassin minier de Gafsa, au Sud du pays, ont été le théâtre d’une vague de répression inégalée qui a touché, ce week-end, les principaux acteurs syndicalistes. Cette région et ses centaines de chômeurs diplômés, sont en ébullition constante depuis plus de trois mois pour réclamer leurs droits fondamentaux à l’emploi et à la dignité. Ces confrontations ont été suivies par des arrestations multiples et de violentes agressions physiques.
 
Je suis certaine que les autorités tunisiennes, fidèle à leur réputation vont encore une fois démentir ce qu’elle va qualifier d’allégations infondées et farfelues.
 
Je me demande aussi si certains blogueurs sud-tunisiens peuvent confirmer ces informations fournies par le CRLDHT.

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